« Ne nous oubliez pas ! »

MOREAU,CATHERINE

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Samedi 26 août 2006

Villers-la-Ville Réformes des services d'incendie

Le service d'ambulances et le poste avancé d'incendie sont menacés. Daniel Danloy tire la sonnette d'alarme.

En 1994, soucieuse de continuer d'assurer aux Villersois le service d'ambulances autrefois piloté par la Croix-Rouge, la commune en confiait la gestion au centre public d'action sociale. « Cette situation n'existe qu'à Villers et à Spa », fait remarquer Daniel Danloy, le président du CPAS.

Concrètement, cela « pèse » une dotation communale annuelle de 130.000 euros. S'y ajoute une contribution financière annuelle de 200.000 euros au service d'incendie de Nivelles dans le cadre d'une répartition entre les trois communes couvertes (Nivelles, Genappe et Villers) et la Province. « Notre service intervient dans trois provinces (Brabant wallon, Hainaut et Namur) sans que les communes bénéficiaires participent au financement », ajoute Daniel Danloy.

Ce qui inquiète ? La crainte, dans le cadre de la réforme des services d'incendie, que soit oublié le projet de poste incendie avancé dont on parle depuis des lunes. Actuellement, les pompiers nivellois mettent entre 20 et 40 minutes pour intervenir dans les différents villages.

En 2000, une convention de collaboration a vu le jour avec Sombreffe et Gembloux ; un poste avancé était même envisagé à Sombreffe jusqu'à ce qu'un changement de majorité à Gembloux ramène au point de départ. Suivirent, depuis 1996, des discussions avec le gouverneur du Brabant wallon.

« La Sidech, entreprise produisant du bismuth, met à notre disposition un terrain à Tilly et assurerait la formation du personnel, souligne Daniel Danloy. On pourrait y établir un poste avancé intégrant pompiers, autopompe et service 100. Et faire des économies : plusieurs de nos ambulanciers ont une formation de sapeurs-pompiers. »

Ce qui coince ? Le financement. Il faudrait 500.000 euros à répartir entre la Région, la Province et la commune de Chastre qui bénéficierait aussi de ce poste avancé. « Il y a urgence, résume Daniel Danloy. La Sidech est une entreprise classée Seveso. L'augmentation des trains de marchandises sur la ligne traversant Villers accroît le risque d'accident chimique ou autre. Des habitations ont été détruites en raison de délais d'intervention trop long. Faudra-t-il des victimes pour que les choses bougent ?»