Un plan de relance n°2 à l'étude

n.c.

Jeudi 12 mars 2009

Le gouvernement Van Rompuy Ier est convaincu que la mise en oeuvre du plan de relance confectionné en décembre dernier - sous Leterme - ne sera pas suffisante. De nouvelles mesures seront nécessaires.

Par les temps qui courent, un plan de relance chasse l’autre, forcément : les banques se traînent, les indicateurs économiques se dégradent, l’emploi se perd, le gouvernement ne peut pas rester les bras ballants, à attendre la fin.
Alors il réagit. En tout cas : il y réfléchit. Van Rompuy Ier est convaincu que la mise en oeuvre du plan de relance confectionné en décembre dernier – sous Leterme, juste avant la chute – ne sera pas suffisante, que de nouvelles mesures seront nécessaires. Il s’était engagé à assurer, en interne, un « monitoring » en permanence de la crise : il fait mieux, et reconvoque les grands experts, soit le gouverneur de la Banque nationale, Guy Quaden, le commissaire au Bureau du plan, Henri Bogaert, le président du Conseil supérieur des finances, Luc Coene, et le président du Conseil national de l’emploi, Jan Smets.

Les quatre sont attendus dès demain, vendredi, au conseil des ministres, pour dresser un tableau complet de la situation socioéconomique, et conseiller le gouvernement. Uncasse-tête. Les marges d’action sont réduites : comment
« relancer » l’économie sans grever les finances publiques et creuser l’endettement de l’Etat ?

Le Fonds monétaire international prévoit un déficit de 3,4 % du PIB cette année, rappelle qu’il faut veiller au vieillissement de la population et à l’accroissement des charges des pensions, tout cela sous l’empire de la récession économique… En plus, explique-t-on au sein du gouvernement, la Belgique a une économie ouverte par excellence : les plans Merkel en Allemagne ou Obama aux Etats- Unis comptent énormément pour nous, davantage que nos propres politiques. Le plan de relance de décembre 2008 « coûtait » globalement 2 milliards d’euros, à coups de hausses du salaire net, de réductions de la TVA pour les nouvelles constructions d’habitation, d’augmentation des allocations de chômage, de coups de pouce aux entreprises en difficulté, entre autres mesures. Le gouvernement fédéral tient avant tout à exécuter ces engagements pris il y a trois mois, mais n’exclut pas (plus), notamment pour son impact symbolique et psychologique, d’opérer une nouvelle relance.