« Pas un sommet de la dernière chance mais un round d’observation de plus »

LABAKI,MAROUN

Vendredi 29 juin 2012

« Pas un sommet de la dernière chance mais un round d’observation de plus »

Les dirigeants européens sont réunis à Bruxelles ces jeudi et vendredi. On en parle avec Maroun Labaki.

Ce sommet arrive-t-il trop tard ?

Les sommets sont programmés longtemps à l’avance. Mais cette fois-ci, l’urgence n’est pas à l’ordre du jour. On parlera davantage de croissance économique et de l’avenir de l’Europe. Des thématiques de moyen et long termes.

Quels sont les enjeux réels du sommet ?

On ne peut attendre de cette rencontre que des avancées limitées. Pour les dossiers grec et espagnol, la réunion des ministres de l’Économie et des Finances, le 9 juillet, sera une échéance plus importante. Aujourd’hui, de ce sommet, on attend un pacte pour la croissance, après deux ans et demi d’austérité.

Lors de leur rencontre, François Hollande et Angela Merkel ont parlé d’approfondir l’Europe. Qu’est-ce que cela signifie ?

Cela signifie « faire plus de choses ensemble » mais l’interprétation peut être différente. Les Français ont un problème avec le transfert de la souveraineté nationale à l’échelon européen. Arriver à des compromis devient difficile lorsque l’intérêt à court terme est plus payant que l’intérêt à long terme.

L’Union européenne était-elle une erreur ?

L’Europe est un projet politique formidable. C’est également une immense richesse économique. Sortir de l’Europe est suicidaire. Grâce à l’Europe, on ne connaît pas la guerre et nous pouvons être satisfaits de nos mœurs, de nos polices et de notre justice.

Qu’attendre au final de ce sommet ?

Nous sommes dans une phase d’observation. Le nouveau président français doit encore s’habituer à Angela Merkel et vice-versa. Ce qui a un impact sur la dynamique.