100% Vagues à lames L'irrésistible légèreté de l'alu Les beaux châssis de Saint-Lambert L'esprit Lust Un air de métro Anodisé et laqué Objectif Lune

FIORILLI,THIERRY; CALLICO,CATHERINE

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Vendredi 7 mars 2003

Vagues à lames

Il y a des secteurs, comme ça. A l'image rude : crise, licenciements, déclin, misère, gueules noires et comme ravinées depuis toujours. Mais au reflet qui clinque : élégance, mondanité, lignes épurées, silhouettes aériennes. Et entre ces deux réducteurs d'impressions, clapote une vaste confusion, pour qui n'est pas expert : l'acier, l'inox, le fer, l'aluminium et le chrome s'y emmêlent joyeusement. Bien doué celui qui, d'un oeil ou d'une caresse, distingue l'un des autres. Tous ont des allures d'argent, tous sont classés « catégorie métallique », tous sont fichés dans la cuisine, la salle de bains, le garage, la voiture, le bureau.

Le paradoxe âpre/brillant/mélange continue avec la vie comme elle va. Arcelor à Liège et Péchiney en France. L'acier ici et l'alu là-bas. Des milliers d'emplois quasiment condamnés chez nous, 600 supprimés chez nos voisins. Justification : impératifs économiques ou restructurations guidées par l'appétit insatiable des actionnaires. Pendant ce temps, les designers, ces dieux des sociétés prospères, modèlent avec flamboyance les deux matériaux traumatisés. Et des réfugiés s'en drapent les épaules pour combattre le froid de la nuit. De la dignité vaincue.

C'est de ça, de ces métamorphoses, ces montagnes russes, ces zigzags, ces éclats et ces coupures, qu'il est question dans ce \. Thierry Fiorilli

L'irrésistible légèreté de l'alu

Architecture, mobilier, transports, cuisine... A chaque époque, la feuille argentée a brillé par sa modernité.

Par Catherine Callico

La plupart des matériaux ont été découverts par nécessité économique. Le contreplaqué fut développé aux Etats-Unis vers 1850, dans le but de concevoir des chaises en bois moins coûteuses. De même, les premiers plastiques et celluloïds se posaient en alternative à l'ivoire des boules de billard. Il en fut autrement pour l'aluminium. Celui-ci résulta d'abord d'une découverte scientifique ; son potentiel allait être exploré par la suite. Considéré comme un métal précieux au XIXe siècle, il fut pour la première fois présenté au public en 1855, lors de l'Exposition universelle de Paris, où l'on put admirer le fléau de balance de Collot, une timbale signée Christofle, des engrenages de montres... Napoléon III, qui en était très friand, se fit réaliser un service de table et un hochet en aluminium ciselé pour son fils.

Depuis, avec l'introduction de l'électricité, l'aluminium s'est fondu dans la production de masse et a pris de plus en plus de place dans la vie quotidienne. Les premiers modernistes ont exploré le matériau dès les années 1900. L'architecte autrichien Otto Wagner en recouvrit la façade du quotidien « Die Zeit » et son oeuvre phare, la Caisse d'épargne de la Poste, toutes deux à Vienne. Dans les années 20, l'aluminium incarne le mobilier moderne. « Le métal joue le même rôle dans le mobilier que le ciment dans l'architecture, c'est révolutionnaire », écrit Charlotte Perriand, architecte et designer française qui collabora avec Le Corbusier dans la conception de meubles. A la même époque, Marcel Breuer expérimentait le matériau en Allemagne et, en 1933, remportait le premier prix au concours du meilleur siège en aluminium, à Paris.

Pendant l'entre-deux-guerres, le métal léger est porté par des organismes de développement puissants en Europe et aux Etats-Unis, et conquiert de nouveaux marchés : les transports, et l'aéronautique en particulier. C'est dans ce secteur, en constante évolution, que l'aluminium trouva son débouché le plus fascinant. De l'avion des frères Wright, en 1903, au Concorde, dans les années 50. Le poids structurel des avions modernes, tel le nouvel Airbus A380, est constitué à 80 % du matériau.

Dans la même décennie, celui-ci façonne les premières cocottes à pression, les appareils électroménagers et les barquettes alimentaires, exemples de ces objets emblématiques qui ont traversé les époques. Au même titre que la feuille en alu (gaufrée, colorée...), aussi appelée papier de chocolat, qui enveloppe les confiseries depuis le XIXe siècle. Ou que le tube souple gorgé de pommade ou de concentré de tomate, la canette de Coca Cola et, dans les années 60-70, le seau à glace en forme de pomme tout en alu ou en plastique, le lampadaire Arco des frères Castiglioni, la mini-robe en métal de Paco Rabanne. Lequel a rempilé en 1999 avec une robe « Atomium de Bruxelles » en aluminium et acier.

La nostalgie du futur

Chez nos contemporains, l'aluminium occupe aussi une place de choix dans l'oeuvre de Philippe Starck, qui a conçu toute une série d'objets dans ce matériau : la chaise W.W., commandée par Wim Wenders et produite par Vitra, mais aussi, entre autres, des accessoires de salle de bains pour Duravit, des sets de voyage pour Samsonite, le presse-agrumes Juicy Salif, la bouilloire Hot Berta et la passoire Max le Chinois pour Alessi.

Aujourd'hui, l'aluminium est considéré comme l'un des matériaux les plus polyvalents qui soit et trouve des applications dans une infinité de domaines. En particulier depuis la fin des années 90, période au cours de laquelle s'est développée « une culture du design, qui résulte de nouveaux matériaux ou des applications innovantes des matériaux traditionnels. L'aluminium appartient à cette dernière catégorie. Dans les années 50, l'aluminium exprimait l'optimisme par rapport à un futur radieux et sain. Aujourd'hui, son pouvoir réside à la fois dans son habilité à évoquer la nostalgie du futur et des possibilités techniques dues à sa nature souple », note Paola Antonelli dans le numéro hors-série d' « Arte News » (1) consacré à l'exposition « Aluminium by design », qui se tient actuellement à Bruxelles. Et de comparer notre époque à celle qui a suivi la seconde guerre mondiale : « Ce sont des temps de spiritualité, marqués par un regain d'intérêt pour la vie domestique et concernés par l'environnement et une forte conscience politique mondiale. Les tendances en design reflètent souvent des mutations sociales ».

La feuille argentée est plus que jamais d'actualité, comme en témoigne encore le succès planétaire de la patinette de Wim Jan Outboter pliable, dotée d'un manche télescopique et toute d'alu fabriquée , le robot domestique Aibo de Sony ou le nouveau portable d'Apple, en alu anodisé. L'électroménager n'est pas en reste. En 1999, la firme Bosch-Siemens lançait la ligne « Silver Line », constituée d'un réfrigérateur, d'un lave-vaisselle et d'un lave-linge en alu. Ils ont été les premiers à travailler l'aluminium décoratif dans le secteur, relève Bernard Stubbe, product manager chez Corus Group, spécialisé dans l'usage industriel de l'aluminium. Puis d'autres ont suivi. Nous venons également de lancer un modèle de frigo recouvert d'alu anodisé, Decolite. Mais c'est dans la cuisson que la percée a été la plus rapide : fours, hottes, friteuses, bouilloires, grille-pain.

En architecture, son utilisation reste marginale mais, ça et là, entre dans les moeurs. De grands noms émergent de la scène internationale, comme ceux du Français Dominique Perrault, le concepteur de la Bibliothèque nationale de France, du Britannique Norman Foster, auteur du projet du Carré d'art de Nîmes et de la Hong Kong Shanghai Banking Corporation, ou du Japonais Toyo Ito, auteur du pavillon de Bruges. Mais, le plus souvent, la profession recourt à l'aluminium pour élaborer des châssis ou des recouvrements, telle la toiture du MAC's, au Grand Hornu, réalisée par l'architecte Pierre Hebbelinck.

Enfin, outre sa pureté et sa légèreté, l'aluminium séduit de plus en plus par son aspect recyclable, qui en fait un matériau de prédilection pour l'industrie et le design. Sans cesse redécouvert.

(1) « Arte News » est un nouveau magazine d'art édité en Belgique. Mensuel dès septembre prochain, il est déjà disponible sur les lieux de l'exposition et en librairie, au prix de 7,5 euros (124 pages). L'exposition dispose elle, évidemment, d'un catalogue, « Aluminium by design », du Carnegie Museum of Art (296 pages, 40 euros).

Les beaux châssis de Saint-Lambert

Intemporel, l'aluminium évoque autant le passé et le présent que le futur. Ce qui explique, en partie, le parti pris du bureau d'études liégeois Dethier et associés d'y recourir lors de la rénovation de bâtiments anciens. Et pas des moindres. Un des derniers chantiers de ce type en date, le château du Val-Saint-Lambert, a débuté en 1997. Construit au XVIIIe siècle par des moines cisterciens, le bâtiment abrite au XIXe les locaux administratifs et les salles de vente de la cristallerie. Suite à la restructuration récente de celle-ci, le « château » reste inoccupé pendant une dizaine d'années et est pillé, saccagé.

Lors de sa remise en état, les membres du bureau d'études ont décidé de jouer la carte de la discrétion pour rendre au bâtiment sa grandeur et son calme d'origine. La plupart des éléments extérieurs ont été refaits à l'identique, à l'exception des châssis, réalisés non pas en bois mais en aluminium. Les châssis des fenêtres ont été dessinés non pas par rapport à une époque, mais pour renforcer l'harmonie de la composition des élévations, relève Daniel Dethier. Cette rupture de style n'a pas fait que des heureux, mais l'architecte s'en explique de différentes manières. Ce choix est autant pratique qu'esthétique : les profils d'aluminium renforcés de fins supports en acier inoxydable permettent de supporter le poids de grands vitrages isolants avec des sections fines et élégantes. De plus, le retrait du vitrage, par rapport au nu extérieur du châssis, n'est que de quelques millimètres, comme l'était le retrait du vitrage simple mastiqué par l'extérieur des anciens châssis. Les châssis en bois actuels nécessitent par contre des battées importantes, dont l'ombre portée sur les carreaux est très dérangeante, surtout dans le cadre de bâtiments historiques. Rien n'a été laissé au hasard, visiblement, puisque les ouvrants des fenêtres sont laqués dans un ton gris clair. Les dormants

(parties fixes du châssis) sont anodisés pour permettre, par un jeu de réflexion, de s'accorder aux couleurs des matériaux contigus : pierre naturelle, plâtre... Enfin, l'aluminium nécessite peu d'entretien.

La troisième phase de rénovation est en cours et prévoit l'installation d'une grande toiture flottante, très fine, dotée d'un effet « miroir », tandis que le plafond est entièrement recouvert d'alu. En marge du projet du Val-Saint-Lambert, le bureau avait déjà expérimenté le matériau dans des travaux très remarqués : le couvent des Ursulines, à Liège (1996), et la maison Denis-Ortmans (2000), à la structure verre-acier et aux huisseries en aluminium.

L'aluminium, matériau du futur? Daniel Dethier tempère: Aujourd'hui, on redécouvre ce matériau sous l'impulsion de designers comme Starck ou Maarten van Severen qui le remettent au goût du jour. Il est très prisé dans l'architecture minimaliste par son aspect brut, high tech, mais je pense que son usage restera limité dans la construction.

L'esprit Lust

Le bureau de Xavier Lust offre un condensé de ses réalisations. Tout - ou presque - le mobilier de travail a été conçu pas le designer, du « Banc » à la chaise « 4 P » ou « bwb », réalisée pour la bibliothèque de Watermael-Boitsfort, à un jet de là, en passant par « le Miroir ». Sur un présentoir sont alignées des photos de l'ensemble de ses projets. Et pas des moindres. Car, en quelques petites années, le créateur bruxellois est, à 33 ans, devenu l'un des plus réputés de sa génération, par-delà nos frontières. Son matériau de prédilection : le métal - acier, inox, aluminium. Cela a commencé par un paravent. Etudiant en architecture d'intérieur à Saint-Luc, à Bruxelles, Xavier Lust réalise un paravent en résille d'acier dans le cadre d'un projet de fin d'année. « Paradoxe » sera remarqué en 1994 par le couturier Ralph Lauren, qui en achète deux, l'un pour sa boutique new-yorkaise, l'autre pour sa salle d'exposition à Paris.

Par la suite, Lust crée divers prototypes, un miroir, une lampe, une table... et met au point une nouvelle technique de (dé)formation de feuilles de métal. J'ai développé une technique, (dé)formation, qui consiste à donner forme à une chose tout en la déformant, à courber des tôles pour leur donner un autre aspect. Cela me permet de créer en série et de manière abordable. D'où « Le Banc », en tôle d'aluminium d'un seul tenant, véritable prouesse esthétique et technique.

Lorsque Xavier Lust participe au Salon international du meuble à Milan, en 2000, son « Banc » est repéré par Terence Conran, le fondateur d'Habitat, qui lui en commande onze pièces pour ses magasins Conran Shop, vitrines internationales du design. Le même « Banc » a été commercialisé par MDF Italia, firme mythique et innovante en matière d'alu. Suivi de « La Chaise », « La Table basse », « La Grande Table » et le « Lounge Sofa ». Dans la foulée, l'année suivante, Maddalena De Padova flashe sur un prototype du nom de « Finder », un range-documents mural en métal brillant. Le dernier projet du Belge pour la célèbre firme italienne se nomme « Crédence », allusion aux meubles-buffets où étaient posés, au Moyen Age, les mets destinés à être goûtés pour prévenir tout empoisonnement, dont l'extérieur est entièrement recouvert d'alu.

Parallèlement à ces collaborations, le designer planche, pour l'instant, sur un prototype de mobilier urbain, avec des abribus et abrivélos en acier thermolaqué. Simple, raffiné, délicieusement fonctionnel. Comme le reste. La toiture repose également sur une technique de (dé)formation qui lui confère une forme intéressante, selon un procédé très facile de mise en oeuvre, précise-t-il. Fidèle à une « approche philosophique » qu'il fixe sur papier : « L'homme entretient un rapport physique avec les objets qu'il côtoie. Cette relation subtile et difficilement mesurable peut parfois s'élever à des concepts au-delà des notions (importantes) de confort, solidité, prix... Le meuble peut procurer un plaisir, une affectivité qui sont liés à la notion de beauté. L'innovation est une donnée essentielle de l'authenticité de toute création. Elle devrait être présente tant au niveau formel, technique que fonctionnel. Ma démarche créative évolue en voulant contourner les écueils habituels du designer par la recherche de systèmes de production permettant de créer des objets aux volumes novateurs. »

Un air de métro

Lorsque le métro bruxellois a vu le jour, en 1971, c'est sous la patte de Philippe Neerman, génie du design industriel belge. Dans les années 50, diplômé de la Cambre, celui-ci est engagé comme « Product manager » chez le fabricant de meubles courtraisien Decoene. Il y est amené à élaborer de nouveaux produits et côtoie Gio Ponti, Marcel Breuer, Eero Saarinen et autres Le Corbusier. Avant de créer son propre bureau : Idpo - Industrial Design Planning Office.

Au début des années 70, il conçoit alors, en aluminium coulé, des spots pour Philips, les pieds des sièges pour le palais des Congrès, ou encore... la structure des sièges du métro. « La conception du métro de Bruxelles a été une primeur, relève-t-il (1). Pour la première fois, les instances officielles belges faisaient appel à un designer industriel, et non à un ingénieur technique, pour aménager des compartiments de métro. Il s'agissait du premier véhicule réalisé dans un souci d'ergonomie, avec pour but de mettre la technique au service de l'homme, et pas l'inverse.»

Le concept s'exporte et le designer réalise encore les métros de Lyon et de Marseille, mais aussi des trams, des trolleys et des autobus pour Grenoble, Hong Kong, Strasbourg, Dublin, Stockholm. En 1999, il obtient un brevet européen pour le tramway de Barcelone. Il s'agit d'un modèle inédit de véhicule, note Johan Neerman, son associé, qui a repris les rênes de l'entreprise paternelle la même année. Toute la structure a été réalisée en aluminium, à l'exception de la toiture, transparente. Ce qui offre une vision zénithale du panneau lumineux qui indique le nom de la station, que l'on soit assis ou débout. Il poursuit : On utilise de plus en plus d'aluminium dans les trains en raison de sa légèreté. Aujourd'hui, l'aluminium est entré dans le ferroviaire grâce à une facilité et une rapidité d'exécution. On assemble des éléments préfabriqués qu'on peut même peindre. C'est particulièrement vrai en France : dans le contexte de la semaine des 35 heures, les ingénieurs se ruent sur l'aluminium qui leur fait gagner du temps. En outre, l'aluminium pénètre toutes les fibres de la production et se positionne notamment sur le marché de la navigation, où il remplace peu à peu l'acier, jugé trop lourd et moins malléable.

Tout en reconnaissant les qualités liées au matériau, Johan Neerman fustige l'« effet mode » dans ce nouvel attrait pour l'alu : Je ne trouve pas que ce soit, à l'origine, un beau matériau. D'ailleurs, désormais, la plupart des aluminiums sont anodisés ou protégés. L'alu est aussi devenu la couleur du progrès, beaucoup utilisé dans le secteur automobile. Mais, après les alus, on reparlera des plastiques, avec de nouveaux matériaux qui auront des propriétés fantastiques.

Mais, avant cela, Johan Neerman savoure le dernier projet du bureau, qu'il garde encore confidentiel. J'ai développé un véhicule féminin qui apporte une réponse à la mobilité urbaine. Il ne nous en dira pas plus. Pas encore. Sauf que le prototype est conçu... en alu.

(1) Victor, 19 août 2000.

Anodisé et laqué

L'aluminium se prête à divers traitements de surface, destinés à optimaliser son aspect et à le préserver des effets de la corrosion. L'anodisation et le laquage sont les plus utilisés en matière de design et d'architecture. De quoi s'agit-il ?

L'aluminium anodisé. L'aluminium se couvre naturellement d'une couche protectrice d'alumine. L'anodisation (oxydation) mue la structure de cette couche en cristaux d'alumine durs et translucides qui confèrent au métal un aspect satiné ou brillant. On peut ensuite y intégrer des pigments de couleur organique ou métallique.

L'aluminium laqué. Le laquage est de plus en plus prisé pour sa palette de couleurs, une résistance aux chocs et aux rayures et une grande facilité d'entretien. Outre l'architecture, il est très utilisé dans les secteurs des transports et des équipements domestiques.

Objectif Lune

« Tulipe. » La chaise d'Eero Saarinen, dessinée en 1956, est toujours produite aujourd'hui. Elle est constituée de deux éléments : un siège en plastique moulé et un pied en aluminium traité. Ce qui a permis de lui donner la forme d'un verre de vin, comme souhaité par le créateur, ou... d'une tulipe.

Pique-nique. La chaise pliante en aluminium, souvent associé à du nylon, est une des créations les plus populaires, qui date de la fin des années 60.

Bulles. La canette de Coca Cola, conçue au début des années 70, allait faciliter la vie du consommateur, en présentant des propriétés qui font défaut à la bouteille en verre : légèreté, résistance, stabilité sur (presque) tout support.

Coup de fouet. La cafetière dessinée en 1930 par Alfonso Bialetti n'a pas seulement marqué l'introduction d'une nouvelle technologie pour la fusion de l'alu, mais aussi un concept inédit de cafetière, toujours d'actualité.

Intello. La bibliothèque Mexique (1952) a été élaborée par Charlotte Perraind et Jean Prouvé pour la Cité universitaire de Paris. Ce design combine le bois dans les éléments horizontaux, et l'aluminium dans les panneaux verticaux et les portes.

Couleurs. La table « Forecast Program » (1957) d'Isamu Nogushi, une table hexagonale en trois parties, sculptée à partir de feuilles d'aluminium.

Cinéma. La chaise « W.W. » de Starck, réalisée en 1990 à la demande du réalisateur Wim Wenders pour ses bureaux, a été produite par Vitra dès 1992. Le siège est composé d'aluminium sablé, accentué d'un reflet vert pâle.

Belge. « The Fallen Astronaut », la seule oeuvre d'art exposée sur la Lune, est signée par l'Anversois Paul Van Hoeydonck. Le 2 août 1971, les cosmonautes de la mission Apollo 15 ont déposé cette statuette de 8,5 cm de long devant une plaque commémorative portant les noms des 14 héros de conquête spatiale décédés avant cette date.