Cyclocity fait du surplace
VOOGT,FABRICE
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Mardi 5 juin 2007
Bruxelles L'expérience montre « certaines limites »
Mais son intervention n'avait pas pour but de relater ses pérégrinations éreintantes sur ce mode de transport - un poids lourd de 24 kilos -, inauguré lors de la journée sans voiture du 17 septembre dernier. Se référant à un article du journal l'Echo, qui évoquait récemment « un fiasco politique et financier », le conseiller communal s'est demandé si la Ville ne s'était pas fait rouler en passant un accord avec le leader mondial du mobilier urbain.
Il s'agit en fait un avenant à un contrat de 15 ans signé entre la Ville et l'afficheur et qui suppose une redevance annuelle de 240.000 euros par la Ville à la firme Decaux pour l'utilisation de ce système ; lequel se solderait, selon Geoffroy Coomans, par un échec. De l'aveu même de la société Decaux, Bruxelles est à la traîne par rapport à d'autres villes pareillement équipées.
Avec quelque 13.000 locations de vélos depuis l'inauguration du système, soit une bonne cinquantaine par jour, la commune reste loin derrière les moyennes enregistrées à Lyon où chacun des 3.000 vélos parcourt environ 30 km par jour, contre seulement 4 à Bruxelles. La firme évoque trois raisons à ce maigre bilan : trop peu de stations (23), le choix de leur emplacement (plus orienté « loisir » que « travail ») et le prix, ou plutôt l'absence de gratuité la première demi-heure à Bruxelles, alors que 95 % des déplacements ne dépassent pas cette durée. Du côté de la Ville, on garde la tête dans le guidon en visant le classement général. « Le système doit être évalué après un an », estime Ahmed El Ktibi, l'échevin des Travaux publics (PS). Un avis partagé par l'échevin de la Mobilité Christian Ceux (CDH) qui, tentant une échappée, a cependant admis que « la décision (d'un avenant) avait été prise trop vite ».
Victoire finale ou pas, pour tous, le port casque semble désormais obligatoire.
