Le piège flamand et les lunettes francophones
VAES,BENEDICTE
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Mercredi 18 juillet 2007
Sur le terrain du chômage, les Flamands jouent sur du velours. Les scores wallon et bruxellois sont calamiteux. Jusqu’il y a peu, Forem et Orbem ont souffert d’une coupable nonchalance. Il en a fallu du temps pour songer à envoyer les chômeurs francophones à la rencontre des jobs flamands. Le Nord a pris une longueur d’avance pour « activer » ses jeunes avant qu’ils ne dépriment au chômage. Faut rattraper tout cela. Vite. Mais si on joue dans une enveloppe rabotée chaque année par un malus, c’est perdu.
Dans les soins de santé, c’est plus pervers encore. Toutes les études sérieuses démontrent qu’il n’y a pas de surconsommation wallonne. Néanmoins, la Flandre veut diviser le budget entre les Communautés, en fonction de la population et sa pyramide d’âges.
Les clés de répartition ont toujours été le fort des Flamands. A chaque fois, on se fait rouler. Ici, le piège est si gros qu’on n’a pas besoin d’un ordinateur. La Flandre se taillerait la part du lion parce qu’elle est plus vieille. Remarquez que les pensions, nul Flamand n’a jamais songé à les scinder, pardon, à les « responsabiliser ». Et pour cause ! En 2050, la Flandre, qui abritera la toute grosse majorité des + 65 ans, profitera de l’unique solidarité qu’elle n’aura pas régionalisée.
Le formateur va parler de « responsabilisation ». Pour ne pas se faire rouler, MR et CDH ont intérêt à regarder bien au-delà de la législature. À l’horizon 2050.
