Qui va succéder à Yves Leterme ?

DUBUISSON,MARTINE

Vendredi 24 août 2007

Après 40 jours, Yves Leterme, le formateur de l’Orange bleue, a remis sa démission au Roi. Place à un francophone ? Les Flamands le disent et des noms, comme celui du CDH Raymond Langendries ou celui du président du MCC Gérard Deprez, circulent. Didier Reynders, ancien informateur, a été reçu plus de 3 heures au Palais jeudi soir. Les autres présidents de parti ne seront pas reçus par le Roi ce vendredi.

A l’aube, jeudi, les présidents de parti de l’Orange bleue et Yves Leterme quittent discrètement le Parlement : il est 4 heures, et ils n’ont pu s’accorder sur des préalables à la reprise officielle des négociations (lire en pages 3, 4 et 5). On ne le sait pas encore alors, mais c’est la fin de 40 jours de formation sous la houlette d’Yves Leterme. Car jeudi, après-midi, la rumeur se confirme : Leterme ira, en début de soirée, remettre sa démission au Roi. À 20 h 40, le communiqué du Palais tombe : « Monsieur Leterme a demandé à être déchargé de sa mission. Le Roi a accepté cette demande. »

Dans la foulée, Leterme dira avoir renoncé après « avoir longtemps essayé, en mon âme et conscience et avec beaucoup de patience, et après avoir tenté de rapprocher les points de vue des quatre partis et d’élaborer un bon programme pour un gouvernement stable dont le pays a besoin ». Point final d’une drôle de négociation. D’une non-négociation, pour plus d’un… négociateur.

À 20 h 30, au Belvédère, c’est Didier Reynders, président du MR, qui est longuement reçu par le Roi. Parce qu’il sera le nouveau formateur-médiateur-ou-autre ? Non. Pas ce jeudi soir en tout cas, même si son nom circule. Et qu’on le sait prêt… Mais vendredi, le Roi poursuivra ses audiences. Qui sortira de son chapeau ?

Du côté des partis flamands, on jette clairement la balle dans le camp francophone : celui qui a bloqué la situation doit la débloquer. Selon une coutume appliquée sous Baudouin, mais pas toujours respectée. Les regards se tournent donc, aussi, vers le CDH. Où l’on n’a pas spécialement envie de reprendre la main. Mais, comme toujours dans ce genre de situation, le nom de Philippe Maystadt apparaît. Mais son mandat de président de la BEI ne le lui permet pas, comme il nous le confirme.

Le CD&V, lui, a déjà annoncé qu’il « n’a pas l’intention de revoir son point de vue sur la réforme de l’État ». Il n’abandonne pas non plus son champion des voix : au Nord, tous partis démocratiques confondus d’ailleurs, il se dit que, quoi qu’il arrive, Leterme sera Premier ministre.

Retrouvez de plus amples informations dans les 6 pages de « Tempsfort » du journal de ce vendredi.

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