Le MR attend les sociaux-chrétiens
n.c.
Lundi 10 septembre 2007
Le MR dit continuer à attendre de voir si le dialogue communautaire est restauré au sein de la famille sociale-chrétienne. Ce qui, selon les réformateurs, permettrait d’en revenir rapidement aux thèmes socio-économiques chers aux libéraux.
Trois mois après les élections, l’explorateur Herman Van Rompuy devait remettre lundi un rapport intermédiaire au Roi dans le cadre de sa mission visant à relancer les négociations. Un gouvernement, ce n’est pas encore pour demain, clame le MR, même si le président Didier Reynders continuait lundi à se dire optimiste, espérant toujours voir la nouvelle coalition d’attaque pour la rentrée parlementaire, le deuxième mardi d’octobre.
« Nous attendons les prochaines heures, les prochains jours pour voir si le dialogue communautaire est possible au sein de la famille sociale-chrétienne, entre le CD&V et le CDH », a indiqué lundi Didier Reynders à l’issue d’une réunion des parlementaires MR. « Selon les contacts que j’ai eus avec l’explorateur, cela semble être le cas, les choses semblent bouger ».
Le président du MR a précisé que si les signes de déblocage communautaire se confirmaient, il faudrait en « revenir rapidement aux thèmes socio-économiques, la baisse des charges, la revalorisation des pensions et des conditions des prestataires de soins et des malades chroniques mais aussi aborder la justice, l’immigration, trouver une solution pour Zaventem, tant pour les riverains que pour les exploitants économiques ».
À l’instar de Patrick Dewael (Open VLD) dimanche, Didier Reynders est d’avis que ce n’est pas demain qu’un gouvernement verra le jour, loin de là. « Il ne faut pas donner l’illusion que, parce qu’un dialogue serait revenu au sein de la famille sociale-chrétienne, tout serait résolu », a-t-il dit.
Si le dialogue communautaire venait à être renoué, la rapidité des négociations sur les thèmes socio-économiques, prioritaires pour l’Open VLD et le MR, dépendra du « sort que l’on réservera à nos revendications », a dit Didier Reynders, rappelant le poids de sa formation dans la potentielle orange bleue.
Didier Reynders n’a pas fixé d’ultimatum à l’explorateur et n’a pas souhaité se prononcer sur les qualités de l’ex-formateur Yves Leterme, appelé à endosser, le cas échéant, un statut du chef de file d’une coalition orange bleue. « Aujourd’hui, nous pensons qu’il faut continuer avec Herman Van Rompuy parce que le premier problème est de ramener les négociateurs autour de la table », a-t-il dit, précisant qu’au-delà, les choix relèvent du « parti » (le CD&V) et du Roi. « Depuis trois mois, j’entends le CD&V dire qu’Yves Leterme serait formateur avant d’être appelé à une fonction importante », a-t-il ajouté en substance.
(d’après Belga)
