Le plan Marshall plébiscité
n.c.
Mardi 11 septembre 2007
La nécessité du plan Marshall et de sa poursuite dans la durée a été reconnue mardi par les membres du Bureau du Conseil Économique et Social de la Région Wallonne (CESRW) qui ont pris connaissance par les ministres du gouvernement wallon de l’évaluation du plan.
On est sur le bon cap mais il faut le maintenir », a remarqué mardi le président du Conseil Économique et Social de la Région wallonne (CESRW), Marc Becker, à la suite de la présentation par le gouvernement wallon de l’évaluation du Plan Marshall.
L’évaluation a été réalisée par l’IWEPS (Institut Wallon de l’Évaluation, de la Prospective et de la Statistique). Elle pointe notamment certaines lacunes en matière de formation.
Lors d’une rencontre qualifiée de « positive » par le ministre-président wallon, Rudy Demotte, les membres du bureau du CESRW ont recommandé aux autorités wallonnes de ne pas quitter la voie stratégique tracée par l’ex-ministre-président Elio Di Rupo. Ils ont insisté sur la nécessité de maintenir le plan dans la durée.
« Notre avis est globalement positif. Le Plan évolue favorablement.
Plusieurs points moins performants ont été soulevés, comme l’accueil de la petite enfance, la disponibilité des zones industrielles, entre autres », a souligné Jean-Claude Vandermeeren (FGTB).
Les partenaires sociaux se sont réjouis du succès des pôles de compétitivité mais ont réclamé une meilleure harmonisation dans les aides à l’emploi, que certains ont qualifié de
Sur le banc patronal, l’on considère qu’il faut intensifier les efforts de simplification administrative dans cette matière, en développant encore le principe de la déclaration sur l’honneur et du contrôle a posteriori.
Si les avis sont positifs à propos du plan et de ses orientations, les patrons insistent aussi sur des domaines qui leur sont connexes : l’enseignement et la fonction publique. « Une fonction publique efficace est un élément d’attractivité d’une Région, il faut l’inclure. Les efforts à consentir doivent être aussi importants que ceux pour le plan Marshall », a expliqué l’administrateur-délégué de l’Union wallonne des entreprises, Vincent Reuter.
Les patrons ne se contentent toutefois pas du seul échelon régional.
Leur attention se porte également sur le fédéral et ils attendent des avancées pour baisser l’impôt des sociétés et améliorer le marché du travail, en particulier pour lutter contre les pièges à l’emploi.
« Des choses ont été faites pour un meilleur accompagnement et un meilleur suivi des chômeurs, mais si les pièges à l’emploi sont toujours là, tout ce boulot n’aura servi à rien », a souligné M. Reuter.
Jeudi, le gouvernement wallon, qui se tiendra à Liège, se penchera à son tour sur l’évaluation du plan Marshall. Celle-ci mentionne notamment, en matière d’apprentissage des langues, que l’anglais a été privilégié. Les autorités wallonnes vont tenter de dégager des pistes pour favoriser l’apprentissage du néerlandais.
Le gouvernement se penchera aussi sur deux dossiers pointés comme étant en retard. Il s’agit du décret recherche, qui a dû satisfaire aux exigences européennes, et de l’arrêté sur le partenariat public/privé en matière de logement suite à l’assainissement des friches industrielles.
En matière d’énergie, le Plan Marshall est positif. La FGTB a demandé ce mardi d’avantage de subsides pour les isolations des habitations. « Cela permet de rencontrer un problème sociétal, tout en rendant un service à la population et en favorisant la création d’emplois », a souligné M. Vandermeeren.
(d’après Belga)
