Des jeunes N-VA brûlent un drapeau belge
VANOVERBEKE,DIRK
Jeudi 13 septembre 2007
Le 21 juillet, lors d’un week-end de formation, les jeunes partisans de la N-VA brûlaient le drapeau belge. Ces photos souvenirs, postées sur le site du parti nationaliste flamand, ne feront rien pour dégeler le climat entre négociateurs francophones et flamands.
Le thème de ce week-end de formation était cette année celui de l’environnement. A l’occasion de ces journées, l’organisation de jeunes fait appel à quelques ténors de la vie politique pour enrichir son affiche.
Lors de leur dernière édition, ils avaient invité l’ancien Premier ministre Jean-Luc Dehaene. Cette fois, leur choix s’était notamment porté sur Michel Vandenbosch, le patron de Gaia, l’association pour la protection des animaux et, plus cocasse, sur… Herman Van Rompuy. L’orateur de la journée ignorait à la fois qu’il deviendrait explorateur royal deux mois plus tard et qu’une partie du public irait, le soir même, mettre le feu à nos couleurs nationales.
En attendant, la découverte de ce genre de pratiques menées par des jeunes sympathisants des nationalistes de la N-VA, cette formation participant aux négociations pour la formation d’un gouvernement fédéral, a jeté un froid dans les rangs francophones.
Au lendemain de la dernière gaffe d’Yves Leterme, l’homme fort de ses 800.000 voix dans le cartel flamand, la révélation de l’existence de ces photos ne fera évidemment rien pour dégeler le climat entre négociateurs francophones et flamands débattant sur l’avenir du pays.
A la N-VA, on veut minimiser l’« affaire » qui a fait le premier titre, jeudi soir, des deux chaînes de télévision francophones.
« Le fait de brûler des drapeaux ne fait pas partie des pratiques ni de la culture de notre formation », explique le porte-parole du président Bart De Wever, en relativisant l’événement : « Tout le monde a été jeune et a fait des bêtises : les photos ont été prises à l’issue d’un barbecue, autour d’un feu de camp. Il ne faut pas chercher d’explications beaucoup plus loin. »
Il n’empêche : l’acte traduit tout le mépris affiché pour le pays par des jeunes nationalistes qui rêvent de sa disparition. Des jeunes disciples de la N-VA.
