Un élève sur quatre victime de harcèlement
n.c.
Mardi 18 septembre 2007
Un élève sur quatre est victime de harcèlement à l'école primaire et la plupart de ces comportements s'observent chez les jeunes de 10 à 14 ans. Et les harceleurs sont plus en primaire.
Le réseau IVP/POBOS a dès lors décidé d’agir préventivement en lançant le programme interactif « Ecole sans harcèlement ».
Bien que l’on dispose de peu de données sur le problème du harcèlement à l’école en Belgique, ce phénomène est cependant souvent présent au sein des établissements scolaires. Selon une étude réalisée par l’Université de Gand en Flandre en 1994, 23 % des élèves de l’enseignement primaire et 15 % des élèves de l’enseignement secondaire sont victimes de harcèlement à l’école.
L’étude montre également que la plupart de ces comportements s’observent chez les jeunes entre 10 et 14 ans et que le nombre d’élèves qui harcèlent est estimé à 16 % des enfants de primaire et 12 % des élèves de secondaire, alors que souvent les parents et écoles ne savent pas comment réagir face à ce phénomène.
IVP/POBOS, le bureau-conseil pour la gestion du traumatisme et du bien-être dans les organisations, estime qu’il est important d’agir dès le plus jeune âge et a dès lors développé un programme éducatif interactif intitulé « Ecole sans harcèlement » qui s’adresse aux élèves de première, deuxième et troisième primaire.
Ce programme, dispensé gratuitement dans les écoles, vise à faire comprendre aux enfants la différence entre un comportement acceptable, comme les taquineries ou les disputes, et un comportement inacceptable, comme le harcèlement, car les enfants ne se rendent pas toujours compte qu’ils harcèlent un petit camarade.
« Il y a déjà des initiatives menées autour du problème du harcèlement à l’école, mais elles sont souvent centrées sur le harceleur et sa victime et se limitent souvent à donner des informations et des conseils aux parents et professeurs », explique Christian Agneessens d'IVP/POBOS.
"Ecole sans harcèlement" s'intéresse à l'environnement plutôt qu'au harceleur présumé ou à sa victime. La séance dure 45 minutes durant lesquelles Victor et sa "Machine du bien-être" apprend aux enfants, par le biais de films, d'interactions et de jeux, à faire la différence entre un comportement acceptable et inacceptable.
A la fin, chaque enfant reçoit une "machine du bien-être" miniaturisée, qui consiste en une petite règle ayant un côté vert pour les bons sentiments et un côté rouge pour les mauvais.
Le programme "Ecole sans harcèlement" se poursuit après l'animation par la désignation d'un "élève de confiance" qui sera le contact des camarades de classe en cas de problème et qui participera au "Parlement du Harcèlement", organisé chaque année par IVP/POBOS. Le bureau-conseil reste également en contact avec les professeurs afin de les aider à développer ce thème tout au long de l'année, notamment grâce à un site internet (www.ecolesansharcelement.be).
"Les écoles qui suivent le programme jusqu'au bout recevront le logo 'Ecole sans harcèlement' en guise de reconnaissance et de label", ajoute encore M. Agneessens.
(d’après Belga)
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