Louis Michel : « Les Belges veulent vivre ensemble »

n.c.

Mardi 18 septembre 2007

Au 100e jour de la crise politique, le commissaire européen Louis Michel, de nationalité belge, a estimé mardi que la question de la séparation des trois régions du pays - Flandre, Wallonie et Bruxelles- « ne se pose pas » et « ne se posera jamais »..

Alors qu'officiellement la Commission européenne refuse de commenter cette crise politique qui a mis en lumière le fossé entre Flamands et francophones, l'ancien ministre belge des Affaires étrangères a accepté de répondre à titre personnel.

"La question du séparatisme est une question qui ne se pose pas et qui selon moi ne se posera jamais", a-t-il assuré lors d'une conférence de presse.

"Le Belge profond, qu'il soit flamand, francophone, bruxellois ou de la communauté germanophone, est très attaché à continuer à vivre ensemble", a-t-il continué.

Un sondage publié ce mardi montre pourtant que près de la moitié (46,1%) des Flamands souhaitent l'éclatement de la Belgique.

"Tant qu'on est dans l'incertitude, tant qu'on laisse courir des scenarii de type catastrophe et qu'on fait des comparaisons que je considère comme oiseuses entre la Tchécoslovaquie et la Belgique, on ne fait qu'alimenter virtuellement et sans aucune vraie raison une sorte de peur intérieure belge", a dénoncé M. Michel, alors que les Belges ont vu fleurir des articles alarmistes dans les médias étrangers sur l'éclatement imminent de la Belgique.

"Cent jours pour faire un gouvernement, on a vu pire" et "je crois qu'on aura un gouvernement dans les prochaines semaines", a-t-il ajouté.

(d’après AFP)

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