Reynders se voit Premier des francophones
n.c.
Vendredi 21 septembre 2007
Alors que d’aucuns s’interrogent sur l’origine de l’initiative lancée par Marie Arena (PS) de réunir un vaste débat intrafrancophones, le président du MR Didier Reynders déclare dans une interview qu’il se verrait bien « Premier ministre des francophones », c’est-à-dire conduisant un gouvernement rassemblant les Wallons et les Bruxellois.
La ministre-présidente du gouvernement de la Communauté française, Marie Arena, a lancé à l’occasion de la rentrée du parlement de la Communauté l’idée de mettre sur pied une commission mixte impliquant non seulement les politiques, mais aussi la société civile. D’aucuns s’interrogent toutefois à ce propos. S’agit-il d’une initiative du Parti socialiste et de son président Elio Di Rupo, ou de Marie Arena elle-même, ou encore du gouvernement de la Communauté française ?
Dans une interview publiée dans Le Vif/L’Express de cette semaine, le président du MR Didier Reynders plaide une nouvelle fois pour une adaptation du fonctionnement des institutions francophones.
« Nos institutions politiques ne fonctionnent pas de manière optimale. Il faut renforcer la solidarité entre les Wallons et les Bruxellois et les intéresser à des matières communes. Il n’y a aucun ministre bruxellois francophone dans le gouvernement de la Communauté française : c’est aberrant », martèle M. Reynders.
Pour lui, il faut mettre sur pied un exécutif rassemblant les ministres wallons, ceux de la Communauté française et les ministres bruxellois francophones, lesquels continueraient aussi à siéger au sein du gouvernement bilingue de Bruxelles-Capitale. « Pas besoin pour cela de fusionner les institutions francophones, ce qui exigerait l’accord des Flamands. Les institutions peuvent continuer à exister, c’est la façon de gouverner qui changerait », explique le président des réformateurs.
Et d’ajouter que continuer au ministère des Finances ne lui déplairait pas et que les Affaires étrangères l’intéressent également. « Mais si on pouvait mettre sur pied un vrai gouvernement rassemblant les Wallons et les Bruxellois, je me verrais bien Premier ministre des francophones », conclut-il.
(d’après Belga)
