Un formulaire scolaire inquiète le FDF
n.c.
Vendredi 21 septembre 2007
Les bourgmestres et échevins FDF des communes de la périphérie bruxelloise ont demandé aux parents d’élèves francophones de ne pas remplir un formulaire adressé par le ministre flamand de l’Enseignement Franck Vandenbroucke.
Les bourgmestres et échevins FDF des communes de la périphérie bruxelloise ont demandé vendredi aux parents d’élèves francophones de ne pas remplir un formulaire adressé par le ministre flamand de l’Enseignement Franck Vandenbroucke et destiné, selon celui-ci, à mieux financer les écoles dont les élèves ne maîtrisent pas bien le néerlandais.
Ce document a été adressé par le ministre flamand aux parents d’élèves de l’enseignement flamand, du fondamental au secondaire, tous réseaux confondus, en ce compris de l’enseignement francophone dans les communes à facilités, via les directions des établissements concernés.
Il leur demande d’indiquer la langue utilisée par l’enfant avec le père, la mère, les amis, les frères et sœurs. La mère de l’élève, est censée indiquer le diplôme le plus élevé obtenu dans l’enseignement.
L’objectif affiché par le ministre de l’Enseignement est de mettre au point un nouveau système de financement des écoles sur base des caractéristiques sociales des élèves et non plus de l’appartenance à un réseau.
Ce formulaire nominatif, remis dans les deux langues dans les écoles francophones, doit être rempli et renvoyé uniquement en néerlandais.
Jeudi, la bourgmestre de la commune à facilités de Rhode Saint-Genèse, Myriam Delacroix-Rolin, avait jugé que ce questionnaire nominatif s’apparentait à un recensement linguistique.
Le cabinet du ministre flamand de l’enseignement a rappelé quant à lui qu’il s’agissait avant tout d’une étude à placer dans le cadre du refinancement des écoles et du projet destiné à aider davantage les écoles fréquentées par un grand nombre d’élèves ne parlant pas le néerlandais à la maison.
Le FDF a quant à lui protesté vendredi contre le procédé.
Pour ses bourgmestres et échevins de la périphérie, en dépit du caractère facultatif de l’enquête, cette démarche de la Communauté flamande, démontre une fois encore « la volonté d’immixtion de plus en plus progressive des autorités flamandes dans ce qui relève de la plus élémentaire liberté linguistique consacrée par l’article 30 de la Constitution ».
Dans le cadre des relations familiales, qui sont d’ordre privé, l’emploi de la langue est parfaitement libre, ont-ils rappelé.
Les mandataires FDF ont également souligné que la Communauté flamande n’était pas compétente en matière de contrôle de l’inscription d’un élève dans un régime linguistique déterminé.
Cette compétence relève de l’inspection linguistique, organisée par la loi fédérale du 30 juillet 1963 relative au régime linguistique de l’enseignement.
Selon eux, malgré le caractère « généraliste » de l’enquête, la Communauté flamande entend à nouveau porter atteinte au régime spécifique de l’enseignement francophone des communes à facilités, en hypothéquant le cas échéant son financement.
(D’après Belga)
