Van Rompuy voit encore une percée

n.c.

Mardi 25 septembre 2007

L’explorateur Herman Van Rompuy n’exclut pas d’arriver in extremis à une percée dans les négociations gouvernementales. Il l’a déclaré mardi matin à la VRT Radio. Les commentateurs peuvent bien être pessimistes « mais ils en savent moins que moi », a-t-il déclaré.

La situation politique reste néanmoins très difficile. M. Van Rompuy a dit que la proposition de donner à tout le monde la possibilité de choisir où il ira voter a été à un moment mise sur la table de négociations mais que ce n’est qu’une des nombreuses propositions qui ont été discutées. L’importance d’une telle proposition ne doit pas être surestimée, souligne-t-il. L’explorateur a fait remarquer qu’un tel système existe aux Pays-Bas.

Interrogé plus tôt, le président de la N-VA, Bart De Wever, a nié qu’il avait mis sur la table une telle proposition et que l’on en avait parlé. De Standaard avait écrit qu’une telle proposition émanait de M. De Wever.

Selon M. Van Rompuy, on a à peine parlé de Bruxelles-Hal-Vilvorde au cours des derniers mois, sauf pendant la médiation de Jean-Luc Dehaene.

Confiant dans l’orange bleue

Herman Van Rompuy reste confiant quant à la mise sur pied d'une coalition orange bleue, a-t-il indiqué un peu plus tard, ce mardi, à l'université de Gand où il était invité. M. Van Rompuy a ajouté qu'il serait préférable de faire coïncider les élections fédérales et régionales.

Herman Van Rompuy met la dernière main à un rapport écrit en conclusion de sa mission d'exploration. Il est d'avis que la mise sur pied d'une coalition orange bleue reste d'actualité. "La volonté politique reste présente parmi les quatre formations", a-t-il affirmé, reconnaissant au passage qu'il s'agissait de la formation d'un gouvernement la plus difficile qu'il a eu à connaître durant sa carrière.

Herman Van Rompuy a donné mardi un cours ex-cathedra à des étudiants en première année de sciences politique. Cette leçon portait sur la politique et le pouvoir ainsi que leurs limites. Un des obstacles dans notre pays est la succession d'élections, a indiqué Herman van Rompuy, selon qui un regroupement des scrutins serait indiqué. Selon lui, la date la plus réaliste pour organiser cela est en 2014, même si, a-t-il précisé, cette perspective est fort lointaine.

Herman Van Rompuy a une nouvelle fois répété qu'il ne deviendra pas premier ministre.

Dans un communiqué diffusé mardi, la présidente du cdH, Joëlle Milquet a fait part de son étonnement quant aux "sorties de presse répétées de ces derniers jours qui ne peuvent être que contre-productives, notamment pour les francophones". La présidente du cdH est d'avis que "la situation actuelle exige que les négociations se fassent entre négociateurs et non par presse ou caméra interposée".

Elle demande dès lors d'en revenir à un devoir indispensable de réserve.

(d’après Belga)

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