Face à la crise, une réaction tribale et émotionnelle

MOUTON,OLIVIER; MATHIEU,BENOIT; LAMENSCH,MICHELLE; LAMQUIN,VERONIQUE

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Vendredi 28 septembre 2007

Politique Les manifestations d’attachement à la Belgique se multiplient

Ce n’est pas un raz-de-marée. Mais il se passe « quelque chose » : les drapeaux sortent et les rengaines de la belgitude se déploient. La peur de devenir orphelins d’un pays.

Tendance, le noir jaune rouge ? Certes, il se décline, cet automne, en mode drapeau, autocollant ou clin d’œil. Mais ce n’est pas le raz-de-marée. Plutôt des vaguelettes. Qui perlent davantage en francophonie. Plus densément dans la capitale. Dans certains quartiers…

Alors tendance confidentielle, quasi épiphénoménale ? « Non. Il se passe quelque chose, corrige André-Paul Frognier, professeur en science politique à l’UCL. C’est la première manifestation concrète d’une réaction au problème belge. On ne peut plus dire que les citoyens se moquent de ce qui se passe. C’est nouveau ! »

Tendance, donc. Carrément passionnelle ? « On est dans l’émotif », décode Marc Jacquemain, responsable du service des identités contemporaines à l’Ulg. Une émotion nourrie par la peur. « On vit un moment de dramatisation. Ce qui alimente le sentiment qu’il y a danger pour la Belgique, constate le sociologue liégeois. Dans ces cas-là, deux réflexes possibles : la passivité – mais c’est proche du suicide – ou la réactivité. Les gens qui sortent leur drapeau réagissent. »

Tendance pas vraiment banale ? « Oh que si, corrige Benoit Dardenne, professeur en psychologie sociale à l’Université de Liège. Quand un groupe se sent menacé, il resserre les liens. Ses membres cherchent à montrer qu’ils sont fiers d’appartenir à un groupe. » « Du vrai tribalisme, confirme Fons Van Dyck, conseiller en communication et stratégie à l’agence Think-BBDO. Devant la menace, la tribu exprime ses signes distinctifs. Un peu comme quand, dans un univers globalisé, on affirme les symboles de son coin. Pourquoi croyez-vous que Nike ou McDonald’s adaptent leur communication ou leurs produits aux pays ? Pour répondre à l’angoisse des consommateurs de ne pas trouver leurs éléments d’identité. »

Tendance originale quand même. « Généralement, l’appartenance à un groupe s’affirme dans des circonstances positives, remarque Vincent Yzerbyt, professeur à l’UCL de psychologie sociale. L’étendard contre une médaille, un trophée. C’est aussi visible après des élections : les affiches des gagnants disparaissent moins vite ! » Ce qui fait la différence, ici ? « Ceux qui sont attachés à la Belgique ont le sentiment d’avoir moins voix au chapitre que les séparatistes. Alors, ils tentent de rééquilibrer. »

Tendance panique, un peu. Mais peur de quoi ? De l’inconnu. Voire du vide… « Les Wallons, contrairement aux Flamands, ne construisent pas leur identité contre l’identité belge, mais en parallèle, estime Jacquemain. Ils ont le sentiment que, s’il n’y a plus de Belgique, il n’y a pas de Wallonie de rechange. Ils ont peur de se sentir orphelins de leur cadre de vie. »

Tendance affirmation, quand même. Mais la Belgique, c’est quoi son totem ? « En termes de symboles, on n’est pas riches », reconnaît Dardenne. Le noir jaune rouge. La Brabançonne, pour ceux qui la connaissent. Et la monarchie. « Mais, là, on est déjà dans le registre bon enfant », relève Jacquemain. « On doit aller rechercher des signes de belgitude au fond de nos tiroirs, constate Vincent Yzerbyt. Nous n’avons pas l’habitude d’exhiber nos symboles. Contrairement à la France ou les Pays-Bas. Et à l’inverse de ceux qui ont un projet très affirmé comme les nationalistes flamands, chez qui le lion est la marque d’une identité très forte. »

Tendance fier d’être belge, au moins ? « Ca, c’est un sentiment largement partagé, affirme Marc Jacquemain. Pas moins qu’en France ou aux Etats-Unis. Du reste, c’est un sentiment conjoncturel : on est moins fier pendant l’affaire Dutroux que quand la Belgique fait parler d’elle avec la loi de compétence universelle. »

Tendance d’(un) automne ? « L’avenir est à l’identité double ou triple : on est belge ET flamand ou wallon ET européen, insiste Fons Van Dyck. Le Belge a plusieurs identités. C’est ça, l’avenir ! »

Hervé Hasquin : « On vit dans un grand bluff »

entretien

Hervé Hasquin observe les traces de belgitude avec sévérité. C’est que l’administrateur délégué du centre d’études du MR analyse les faits à l’aune de son esprit critique d’historien.

Ce noir, jaune, rouge qu’on affiche, c’est l’expression soudaine d’un attachement au pays ?

Une chose me sidère, en tant qu’historien : pour avoir beaucoup écrit sur l’évolution de la Belgique, je suis estomaqué par le biais que l’on retrouve, pour l’instant, dans le traitement de l’information. On essaie, côté francophone, de nous montrer qu’il y a encore des Belges. Et l’on nous montre et remontre LE Flamand qui se dit encore Belge. Intellectuellement, ça me scandalise.

Une vision tronquée ?

Au sud du pays, on entretient le mythe que ce qui est en train de se passer dans ce pays, c’est de la seule faute des hommes politiques. Si les francophones comprenaient le flamand et prenaient le temps d’aller voir en Flandre ce qui se passe, ils verraient que les choses sont bien plus avancées qu’on ne le dit, en termes d’éloignement. Mais non, on vit dans le leurre et la duperie. Il est grand temps qu’on fasse comprendre aux francophones que, si, dans un pays, un groupe qui est majoritaire veut remettre une série de choses en question, la minorité doit s’adapter. Il faut que l’on ait le courage d’expliquer aux francophones que, bientôt, tout ne sera plus comme avant.

Philippe Moureaux ne dit pas autre chose, quand il avoue « craindre que les francophones ne vivent dans l’illusion, refusant de voir les réalités en face » (« Le Soir » du 19 septembre).

Nous sommes tous les deux historiens…

Mais les sondages, quand même…

On les multiplie, mais jamais aucun média n’a osé poser la question aux citoyens du nord ou du sud : qu’est-ce que vous entendez par “être belge” ? Alors qu’on aurait des résultats très différents ! Cela relève de l’escroquerie intellectuelle. On vit dans un grand bluff. Puis un jour, on se rendra compte que les choses ont changé.

Compter les drapeaux belges, ça participe du même bluff ?

Ça fait effet de loupe. Et ça montre que les derniers Belges sont en majorité des francophones bruxellois. Rien que ça, cela souligne le fossé sociologique présent dans notre pays. Il y a encore des Belges au nord du pays mais ils ne donnent pas le même sens au mot que ceux du sud.

Des étendards pour horizon

Plic-ploc, des drapeaux belges ont fait leur apparition aux balcons et fenêtres de la capitale. L’avenue de Tervuren ne fait pas exception. Çà et là, du noir, jaune, rouge perce à travers la majestueuse couronne des arbres. Jusqu’à l’explosion visuelle.

Ça commence au coin de l’avenue des Prisonniers politiques – ça ne s’invente pas – pour remonter l’avenue. Avant le 318, rien à signaler. Après le 332 non plus. Mais entre les deux, une gerbe de drapeaux a jailli des façades, comme une ola tricolore suspendue dans le temps. Avec ou sans frange, frappées d’une couronne royale, petites ou grandes, à l’envers ou à l’endroit, une colonie de bannières belges a fondé un nid. En face, le parc regarde passer les trams, impassible.

Arborant une bonne douzaine de spécimens, c’est l’immeuble des 324-328 qui remporte la palme patriotique. Son petit nom : « Clairs horizons » ; ça non plus ça ne s’invente pas. Sur le perron, le balai d’Almeida, la concierge, se dispute avec les feuilles mortes. « Je suis Portugaise mais j’habite en Belgique depuis dix-sept ans. Cest la première fois que je vois une chose pareille qui ne s’arrange pas. Ce n’est pas gai pour les étrangers non plus, on ne sait pas ce qui peut nous arriver. » A sa fenêtre, rien ne pend. Pas une question de conviction, assure-t-elle, mais de localisation : le rez-de-chaussée est en contrebas, et donc peu visible. « Si j’habitais en haut, pourquoi pas ? Une Belgique unie, c’est quand même mieux que chacun de son côté. » Le bouquet qui orne sa façade ne l’étonne pas. « Dans l’immeuble, presque tous les Belges ont mis un drapeau. Il y a beaucoup de vieilles personnes, qui regardent souvent la télé. » En coup de vent, une dame sort du bâtiment. Non, elle n’a pas sorti l’étendard. D’ailleurs, elle n’en possède pas. « Mais je peux vous dire que ce qui se passe actuellement est idiot. » Vous n’en saurez pas plus, elle s’est déjà sauvée. Au premier étage du 324, c’est le drapeau d’André qui ouvre le bal. Une façon

de résister pacifiquement. « Je suis né Belge et veux le rester », tranche ce retraité. L’éruption n’est due qu’au hasard, promet-il. « Il n’y a pas eu de concertation. » Malgré la tension actuelle, André se veut serein. « Je crois encore, peut-être naïvement, en un certain nationalisme. Même dans le chef d’une majorité de Flamands. Cette agitation est l’affaire de quelques politiciens, qui vont à l’encontre du bon sens et de l’histoire. » Une volée de marches plus haut et deux générations en moins, Mohammed l’Egyptien s’interroge, en anglais dans le texte. « Pourquoi ces drapeaux ? Je ne sais pas, peut-être sont-ils nationalistes ? » Il est là depuis un mois, pour étudier. Autonomie, responsabilisation, séparatisme feutré ou pas… Jamais entendu parler. « Je sais juste que le gouvernement est en formation. » Pas la peine de l’embrouiller avec la notion d’« exploration ».

Mèches en bataille, Théo est nettement moins flegmatique. « Le vieux Belge que je suis est très inquiet. Pourtant, malgré les extrémismes des deux côtés, une solution est possible. Ecartons le FDF et la N-VA ! » Grand sourire et peignoir, Christiane a carrément sorti deux drapeaux. « Belge et fière de l’être ! » Ce n’est pas son officier à la retraite de mari qui dira le contraire.

Le plus loquace, c’est Jacques, qui a dégainé le premier. « Afin que l’on ne mette pas à mal un pays pour lequel des gens sont morts. J’ai autant de sympathie pour un Flamand, un Wallon ou un Bruxellois. Je suis Belge avant tout, un vrai zinneke. Bien sûr que je suis concerné. Consterné, même, par le manque de responsabilité des politiques. Le plus scandaleux, ce sont ceux qui prônent le séparatisme et l’Europe. Tenir de la sorte deux langages, quel incivisme ! En Belgique, le Sud a besoin du Nord et le Nord, du Sud. Rien n’empêche une certaine autonomie des régions, mais dans l’union ! » Jacques ne redoute pas que son analyse ne soit plus partagée par les jeunes. « Entre son école et sa maison, mon petit-fils a compté 75 drapeaux. Ça le marque, alors que son père s’en moque éperdument. Vous devriez voir le nombre de personnes qui prennent en photo la façade. Il n’y a pas que les personnes âgées qui défendent la Belgique. » Même si elles sont sans doute plus promptes à sortir le drapeau. La preuve avec la partie droite de l’immeuble, le 328. « Seulement » deux drapeaux.

« Vous ne trouverez pas grand monde en journée, prévient Almeida. Ce sont plus des jeunes, qui travaillent. »

« Evitons la guerre des drapeaux »

entretien

Peter Vandermeersch est rédacteur en chef du Standaard. Dans son éditorial, jeudi, il parlait d’« hystérie politique » en évoquant le climat actuel.

Vous écrivez que les initiatives pro-belges actuelles s’apparentent à une opération « culpabilisation des Flamands ».

Il y a en effet une réelle ambiguïté dans un certain nombre de ces initiatives. On utilise la crise politique pour faire peur aux francophones au sujet de l’avenir de la Belgique en évoquant des choses qui ne sont pas sur la table. Non, nous ne voulons pas briser le lien de solidarité ! Ce n’est pas parce que l’on veut scinder BHV ou que l’on veut plus d’autonomie pour la SNCB que l’on veut remettre cela en cause.

Les drapeaux sortent en raison d’un sentiment de menace. Quand je me promène en vélo dans la périphérie, j’en vois beaucoup qui expriment cette peur des francophones. Mais on veut aussi susciter un sentiment de culpabilité du côté flamand en nous présentant comme de vulgaires égoïstes. J’ai l’impression que les clichés reviennent au grand galop. J’espère qu’il n’y aura pas de guerre des drapeaux. Il y a un grand besoin d’explication des exigences flamandes.

« Le Soir » avait publié en août la liste des 91 revendications flamandes. Il y en a qui sont dangereuses pour la solidarité : fiscalité, allocations familiales

Dans ce sens, ce commentaire était également adressé à l’opinion publique flamande. Nous le disons clairement en tant que journal : nous ne voulons pas que l’on brise le lien de solidarité parce que celui-ci est essentiel. Une grande partie de la population flamande est de cet avis.

Il y a une question que l’on se pose : comment se fait-il que le monde culturel flamand ne se retrouve pas derrière les revendications du monde politique ? Et c’est le cas depuis les années 1930. Bien des culturels se trouvent derrière la pétition des quatre cent. Et parmi eux, il y a un Hugo Claus, « le » monument de la littérature flamande. C’est un constat, ce n’est pas un message de notre part aux politiques.

La fête de la Communauté française a donné lieu à une rencontre remarquée entre Communautés. Et les négociations gouvernementales progresseraient.

Il y a enfin une probabilité d’arriver à un accord sur un cadre de négociation. A mes yeux, c’est important. Peut-être sommes-nous trop vite contents, mais cela commence à bouger. La solution viendra de la quête de compromis, cela, on le sait. Et l’opinion publique joue un rôle important. Nous aussi, médias, devrons mettre de l’eau dans notre vin et ne pas tirer à boulets rouges sur les premiers qui accepteront de faire des concessions.

Les sages dans le… « Groupe des commissaires royaux »

Le « comité des sages » s’appellera… « Groupe des commissaires royaux », nous glisse-t-on à bonne source au Nord, près des négociateurs. C’est l’appellation certifiée, celle qui figure dans les documents échangés entre Herman Van Rompuy et les partenaires de l’Orange bleue – qui se réunissaient à nouveau hier soir. Nous l’avions expliqué dans Le Soir : il s’agirait de réunir une série de personnalités, des anciens et des modernes, dans un forum de discussion habilité à explorer (oui, encore) les voies d’une réforme de l’Etat nécessitant la majorité des deux tiers au parlement. Les entretiens avec Van Rompuy ces derniers jours ont porté là-dessus, notamment : quelle liste des courses soumettre à ce « groupe des commissaires royaux » ? Pour faire court : les partis flamands la veulent longue, les francophones brève. On s’en doutait. Ce « groupe des commissaires royaux » constituerait une pièce maîtresse de l’édifice que l’explorateur a bâti et soumis aux négociateurs de l’Orange bleue. Lui appelle ça une « méthode » de travail. Qui prévoit de structurer les devoirs de l’Orange bleue en plusieurs phases. Un : il faut s’entendre sur Bruxelles-Hal-Vilvorde, dans l’accord de gouvernement. Deux : on joindra à cela quelques réformes institutionnelles possibles à la majorité simple, celle dont dispose l’Orange bleue au parlement (81 sièges, sur 150). Trois : les ministres des Affaires institutionnelles du (toujours) présumé gouvernement de centre-droit défricheront le terrain sur les réformes qui réclameront la majorité des deux tiers au parlement, et le « groupe des commissaires royaux » sera le foyer de la discussion entre des représentants de tous les partis.D.Ci

Une fête très unioniste...

Francophones, certes, mais Belges aussi, pardi ! Les (longs) discours entendus, jeudi, à l’hôtel de ville de Bruxelles, lors de la fête de la Communuauté française, sentaient bon le pays. Et le plat pays. La ministre-présidente, Marie Arena (PS), s’est même adressée en néerlandais à son homologue flamand Kris Peeters (CD&V), assis à côté du Premier ministre, Guy Verhofstadt (Open VLD) : « Kris, il est important que les francophones de Bruxelles et de Wallonie rassemblent leurs forces et se définissent un destin commun. Cela renforcera leurs liens et cela sera bénéfique à leur collaboration avec la Flandre. »

Les autres chefs de gouvernement ou d’assemblée présents, tous PS sauf le Bruxellois Benoît Cerexhe, président CDH du collège de la Cocof, ont fait chorus, évoquant la solidarité, les synergies entre Communautés et l’union de tous les Belges.

L’hôte du jour : le bourgmestre (PS aussi) de Bruxelles, Freddy Thielemans, avait donné le ton : « Les francophones doivent rester solidaires de toutes les composantes du royaume. L’union dans la diversité fait la force... »

En prudent patron d’une région bilingue, le Bruxellois Charles Picqué a évoqué un pays « qui ne se divise pas aussi facilement qu’on le croit ». Selon lui, Bruxelles ne se rangera pas du côté de ceux qui veulent l’éclatement du pays. Picqué a opposé le « pragmatisme » de ses concitoyens à la « fuite en avant institutionnelle » prônée par certains.

L’accent a bien sûr été mis sur le « destin commun de la Wallonie et de Bruxelles, que rien ne pourra séparer, quel que soit le visage de la Belgique de demain », mais Marie Arena a répété qu’elle raisonnait dans le cadre belge.

La Première francophone a bien demandé à ses « amis flamands » de comprendre qu’il existe une « véritable communauté des francophones, désireuse de partager un même destin dans la durée », Marie Arena a voulu rassurer « Kris » : « Mon but n’est pas de construire un projet ambitieux afin de s’opposer à la Flandre, mais de rendre les francophones forts pour être un partenaire utile à l’ensemble de la Belgique. »

Et ce n’était pas tout... Dans une troisième adresse au Premier flamand, la ministre-présidente francophone l’a invité à lancer avec elle des expériences-pilote d’écoles totalement bilingues. « Aucun tabou, aucun obstacle ne devraient freiner cette priorité... », a-t-elle ajouté.

Dans ce climat très consensuel, côté francophone, Benoît Cerexhe a fait preuve d’audace en affirmant que la Communauté française était l’incarnation du lien entre les Wallons et les Bruxellois « auxquels j’associe bien évidemment les francophones de la périphérie ».

De même, Jean-François Istasse, président du parlement, s’est-il montré assez hardi en déclarant que « la force de la Communauté française est qu’elle ne s’arrête pas aux frontières. Que nous soyons en Belgique ou dans le monde, au sein de la francophonie, partout rayonnent notre langue et notre culture... »

Revenant sur son projet de « Commission Wallonie-Bruxelles 2009 » (les présidents d’assemblée se rencontrent lundi), Marie Arena a assuré qu’il ne s’agirait pas d’une séance de « tuyauterie institutionnelle ».

« Cette fois, ça bouge vraiment... », a diagnostiqué le Premier wallon, Rudy Demotte. « Après 20 ans... », a susurré en réplique le président du MR, Didier Reynders.

Au MR, précisément, dont elle sollicite la participation, Marie Arena a lancé : « La quête légitime d’un leadership ne doit pas être un obstacle à l’union des francophones. » Et Reynders de la prendre au mot : « La succession des discours des représentants de la Communauté et des Régions constitue la meilleure démonstration du fait qu’il faut simplifier les institutions ! »

Noir, Jaune, Rouge : florilège

Noir, Jaune, Rouge : florilège

Pétition. « Sauvons la solidarité », soutenue par des syndicalistes,

artistes, sportifs, etc. (www.reddesolidariteit.be).

Remariage. Hier Grand-Place de Bruxelles, « re-mariage » entre les trois communautés linguistiques. Avec l’autocollant aux couleurs nationales et le slogan

« 3 langues, 1 âme, 1 Belgique » (www.remarionslabelgique.be)

Arid. Mercredi, à la Nuit du Soir, le groupe gantois Arid proclame : « Nous sommes un groupe belge ».

Petit Spirou. Dupuis envoie un exemplaire du dernier album à toute la classe politique, ceint du drapeau national et du slogan (bilingue) : « Entre deux négociations, une pause s’impose ! »

De Greef. Le joaillier veut interpeller la Belgique avec « United Collection of Belgium », trois porte-clefs aux couleurs nationales.

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