La Ligue des Familles va licencier 23 personnes

n.c.

Vendredi 28 septembre 2007

À la suite de problèmes financiers liés, entre autres, aux subsides de la Communauté française, la Ligue des Familles a lancé une procédure « Renault » dans le cadre d’une restructuration de l’association. Vingt-trois postes sont concernés par cette procédure de licenciement collectif.

L’objectif est de réaliser 800.000 euros d’économies pour le budget 2008, estimé à environ 9 millions d’euros, précise la direction. Le budget 2007 était déjà déficitaire.

La Ligue des Familles emploie actuellement 130 personnes, ce qui représente 98 équivalents temps plein. « Nous allons supprimer 23 postes mais nous allons également engager d’autres personnes, pour stabiliser la masse salariale à 90 équivalents temps plein », a déclaré le secrétaire général de la Ligue des Famille, Philippe Andrianne. « Il y a en tout une trentaine de personnes concernées par cette procédure ’Renault’. Pour celles que nous allons garder, des changements de lieux de travail et des aménagements d’horaires sont proposés. Nous sommes victimes de trois problèmes majeurs. Tout d’abord, le décret ’Éducation permanente’ de la Communauté française dont nous dépendons ne va plus nous subsidier qu’à hauteur de 74 % au lieu de 100 % alors que nous remplissons totalement les conditions, ce qui va nous faire perdre 200.000 euros par an. Plusieurs grandes associations sont d’ailleurs concernées par cet ’effet plafond’. Ensuite, la baisse des affiliations que nous enregistrons depuis des années pèse également dans la balance. Enfin, nos frais ont augmenté, comme les frais postaux ou la masse salariale. Nous

devons réaliser 800.000 euros d’économies pour atteindre l’équilibre pour le budget 2008. Nous supportons 60 % du budget sur fonds propres. En l’état actuel des choses, la situation doit être redressée » a expliqué M. Andrianne.

« Nous voulons donner une nouvelle impulsion à la Ligue des Familles, pour cela nous devons renoncer à certaines actions, et donc à du personnel. Nous ne faisons pas ça de gaieté de cœur, mais nous préférons faire des choix douloureux aujourd’hui pour ne pas avoir à totalement arrêter nos activités dans quelques années » a conclu M. Andrianne.

Des zones d’ombre

La Ligue des Familles a récemment « relooké » son organe de presse, « Le Ligueur », et vient de lancer sur le marché une carte jumelée de banque et de fidélité, ceci afin d’attirer de nouveaux membres.

Du côté des syndicats, on s’étonne de cette procédure. « On nous dit que la Ligue a des difficultés financières mais il n’y a pas d’explications claires. Nous estimons que cette procédure ’Renault’ a été mal préparée et qu’il y a plusieurs zones d’ombres dans les raisons que l’on nous donne », a déclaré la permanente CNE de la Ligue de Famille, Fatima Daidou. « S’il y a des problèmes financiers, c’est qu’il y a eu un manque de prévoyance de la part de la direction. Qu’on ne nous dise pas que tout cela est nouveau, ce sont des problèmes connus depuis longtemps » a-t-elle ajouté.

Les deux parties sont actuellement dans la phase d’information prévue par la procédure ’Renault’. La direction espère entamer la phase négociation d’ici la mi-octobre. Un nouveau conseil d’entreprise aura lieu jeudi pour continuer la phase d’information.

(D’après Belga)

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