CDH et PS d’accord avec Maingain

COPPI,DAVID

Vendredi 28 septembre 2007

Les francophones sont d’accord avec Olivier Maingain. Le CDH l’a fait savoir vendredi matin, à la lecture de ses propos tenus la veille dans un discours à Boitsfort, dont « Le Soir » a rendu compte.

En résumé : les Flamands vont vers l’autonomie voire l’indépendance, et les négociations institutionnelles actuelles doivent être interprétées sous cet angle. À eux de payer le prix de la scission de BHV s’ils la veulent, celui de l’élargissement de Bruxelles, comme du lien territorial avec la Wallonie…

Pour Joëlle Milquet, « cette position est celle exprimée par tous chefs de file bruxellois des partis francophones le 29 mars à l’initiative du CDH ». Milquet précise, faisant allusion aux discussions en cours avec le CD&V et le VLD : « Si l’accord préparé avec le PS et le MR en 2005 (sous Verhofstadt II, NDLR) ne prévoyait pas l’élargissement, c’est parce que dans ce cas il ne s’agissait pas d’une scission pure et dure de l’arrondissement et que des droits de vote pour les listes bruxelloises avaient été maintenus dans la périphérie. »

Hors Orange bleue, Laurette Onkelinx, ministre (en affaires courantes), chef de groupe PS à la Chambre, commente aisément : « A l’heure où les négociateurs parlent d’échéancier pour une réforme de l’État, et de méthode pour BHV, il est étonnant que le FDF ne soit pas présent. Puisqu’il ne peut rappeler sa position à l’intérieur, il le fait à l’extérieur, cela à un moment où le MR semblait montrer des signes de fléchissement », alors que « la position exprimée jeudi soir est la même pour tous les francophones, la seule défendable ». Sans cela, « Bruxelles serait un jour ou l’autre une enclave étouffée économiquement, socialement, culturellement ».

Un certain embarras au MR

Au MR, les interlocuteurs ne nient pas que celle exprimée par Olivier Maingain en des termes peu équivoques est la position officielle de tous les partis francophones, mais les mêmes ne cachent pas un certain embarras. Les uns minimisent : « Le Soir a exagéré, décontextualisé les propos. » Les autres s’interrogent : « On s’éloigne de la rationalité pour l’émotion. » Un se lâche : Gérard Deprez – lire ci-contre.

Quant aux partis flamands : au CD&V, l’on estime que « tout ça n’est pas bon pour l’atmosphère » ; et à la N-VA, que « la confiance » en prend un coup.

Olivier Maingain ne se démonte pas : « Car les citoyens francophones sentent bien que l’on vit quelque chose de comparable au choc du Walen Buiten de Louvain. » Des négociateurs prétendent qu’à la table de l’Orange bleue, Didier Reynders n’a jamais soulevé l’argument de l’élargissement ? Un MR à deux voix ? Olivier Maingain, ferme : « Faux. En août, nous avons déposé une liste d’exigences sur la table de Leterme, avec une consultation populaire pour les francophones de Hal-Vilvorde afin de choisir leur région linguistique. C’est clair et net. ».

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