Le « Centre », partie civile

METDEPENNINGEN,MARC

Lundi 1er octobre 2007

Le procès de Hans Van Themsche, 19 ans, accusé d'avoir tué en mai 2006 une fillette et sa nourrice africaine dans un raid raciste, s'est ouvert lundi devant la cour d'assises d'Anvers. Le Centre pour l’Egalité des chances s’est constitué partie civile.

Plus de 150 journalistes sont attendus aujourd’hui à l’ancien palais de Justice d’Anvers où comparaît Hans Van Themsche, ce jeune homme de Wilrijk qui avait semé la mort dans les rues d’Anvers le 11 mai 2006 (Le Soir de ce week-end), abattant froidement une mère de famille turque (qui survécut), une nounou malienne et l’enfant de deux ans dont elle avait la charge.

Les débats devraient s’étendre sur deux semaines. Aujourd’hui, après la constitution du jury, la Cour procédera à l’interrogatoire de l’accusé. Hans Van Themsche a refusé d’être photographié ou filmé. Ses avocats, soucieux qu’aucune atteinte ne soit portée aux droits de la défense, ont refusé que l’acte d’accusation soit rendu public, comme c’est pourtant l’usage.

Sur le banc des parties civiles, aux côtés des familles des victimes prendra place le Centre pour l’égalité des chances. Selon un communiqué de son directeur francophone, Edouard Delruelle, le Centre « attend de ce procès que les éventuelles motivations racistes dans le chef de l’auteur des meurtres et tentatives de meurtre soient ou non déterminées. Soutenir les victimes d’actes racistes et agir ensuite devant les tribunaux pour que justice soit rendue, fait partie des missions légales du Centre. Le Centre est partie au procès afin que, si la nature raciste du crime devait se confirmer, précise Edouard Delruelle, le jury populaire puisse en tenir compte dans son verdict ».

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