La Région responsable de la mort des motards
DUBOIS,FRANCIS; SOUMOIS,FREDERIC
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Mercredi 3 octobre 2007
Sécurité routière La crevasse n’était pas signalée
de prévenir les usagers. »
Le contexte est donc essentiel : si un danger nouveau, comme une coulée de boue, survient subitement et que le gestionnaire de la route peut prouver qu’il ne pouvait pas être au courant, sa responsabilité peut être dégagée. Celle-ci peut être partagée si l’automobiliste a, dans le même temps, manqué de prudence en roulant trop vite, par exemple sur une tâche d’huile inopinée. Mais quand le gestionnaire ne peut qu’être au courant, le juge conclut généralement à sa responsabilité. C’est le cas dans ce jugement, où la juge a relevé que « de l’herbe avait eu le temps de pousser au fond de la crevasse ».
La clé d’une décision favorable à l’usager, même pour indemniser deux jantes brisées ou des frais médicaux liés à la chute d’un cycliste, est la charge de la preuve. « C’est pourquoi Touring conseille de faire toujours constater l’accident par la police. Les indications sur l’obstacle éventuel, les conditions météo, l’absence de signalisation, peuvent être cruciales durant un procès qui peut durer longtemps », explique Karel Van Coillie.
La responsabilité du gestionnaire est généralement pesée au civil et se traduit par le versement d’indemnités. Mais il peut l’être aussi au pénal. En décembre dernier, un bourgmestre flamand avait été condamné à une amende et des dommages à titre personnel pour n’avoir pas éclairé suffisamment un carrefour dangereux. Ce qui avait suscité l’inquiétude des bourgmestres de Belgique devant l’ampleur du risque supplémentaire.
