Le logement sans les clichés
CHALKLIN,MICHAEL
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Jeudi 4 octobre 2007
Région Les résultats d’une année d’enquête sont révélés
Le Brabant wallon
du logement n’est pas toujours celui que l’on croit. La dernière étude remontait à 1995.
Six mille logements visités en Wallonie dont 746 en Brabant wallon. Une enquête d’une année. Aux résultats répondent des mesures. Le ministre wallon du Logement André Antoine (CDH) a détaillé, mercredi à Namur, les uns et les autres. Il y a des surprises.
Cette enquête présente un taux d’erreur d’1,1 %. Les personnes visitées ont été invitées à répondre à 180 questions contre 15 euros. Le technicien en visite était aussi chargé de vérifier les dires.
1Démographie et population. Le Brabant wallon représente 6 % du territoire de la Région wallonne mais 11 % de sa population. Cette densité plus élevée induit la tension du marché immobilier. Dans le même temps, les terres agricoles occupent 68 % du Brabant wallon contre 53 % pour la Région. Pour les terrains résidentiels, les pourcentages sont de 10,5 et 5 %.
De 1990 à 2006, la population du Brabant wallon a augmenté de 16 % (contre 5 %). Cette évolution va perdurer, même sur le long terme (2051). Il existe des disparités. Les plus fortes progressions concernent des communes de l’est, en particulier Incourt (+ 11,45 % de 2000 à 2006) et Walhain (+ 11,57 %). Les évolutions les plus faibles concernent Rixensart (+ 0,39 %) et Waterloo (+ 1,14 %). Quant à la configuration, des ménages, le Brabant wallon est une terre familiale. Les personnes seules y représentent 29 % de la population contre 34 % en Wallonie.
2Sociologie. Le revenu moyen est de 28.811 euros en Brabant wallon contre 23.018. Mais le revenu médian n’est que de 19.983 euros contre 17.692. La moyenne serait influencée par le nombre de revenus très élevés. À noter aussi qu’entre 2000 et 2006, la population âgée de 65 ans et plus a augmenté de près de 10 % (contre 2 %).
3 Logement : constats. Pour les habitations dites normales, les valeurs immobilières dépassent (pour 2004) la moyenne wallonne de 55 %. Le rapport est de 1 à 2 pour les terrains à bâtir. La hausse la plus forte concerne Chastre : + 175,42 % entre 2000 et 2005. En dix ans, le nombre de logements a augmenté de près de 15 % en Brabant wallon (10 %).
4 Indices de salubrité et de qualité. Pour le premier, avec 37,2 % de « très bons » logements, le Brabant wallon fait un peu mieux que la moyenne (37,2) mais moins bien que Namur (41) et le Luxembourg (41,3). À l’autre extrême, le nombre de logements considérés comme « très mauvais » est le plus élevé de Wallonie même s’il n’est que de 5 %. L’indice de qualité ajoute les équipements et l’environnement. Avec lui, le nombre de « très bons » logements diminue partout (- 10 %) mais moins en Brabant wallon (- 5,3 %).
5 Appréciation du logement par l’enquêteur. La situation du Brabant wallon apparaît la plus favorable mais 21,3 % des logements y nécessitent des travaux moyens ou très importants (22,9). La province ne se différencie guère des autres. En matière d’humidité, cependant, la situation y est la plus grave : 27,1 % de présence contre 19,3 en Hainaut.
6 Coût du logement. 17,9 % des ménages du Brabant wallon payent plus de 700 euros par mois pour leur logement contre 7,1 % pour la moyenne wallonne. Et 37,2 % des ménages wallons dépensant plus de 1.000 euros pour leur logement sont situés en Brabant wallon (29,4 % pour la tranche de 700 à 999 euros) alors que la province ne représente que 11 % de la population wallonne. À noter que le coût élevé du logement ne s’explique pas par des superficies plus importantes et qu’il ne pousse par les habitants à vouloir déménager plus fréquemment.
7 Eloignement. Le Brabant wallon est la province où les ménages sont les plus éloignés des petits commerces avec le Luxembourg et est la championne quant à l’éloignement par rapport à une école maternelle.
8 Mesures. La mobilisation de zones d’aménagement comme à Chaumont-Gistoux et Braine-l’Alleud en est une. Pour l’accès à la propriété, on a augmenté la valeur vénale et allégé les taux. Pour les loyers, 25 des 27 communes ont déposé des dossiers de logements publics. Chaque commune devra avoir un logement de transit. Les primes de réhabilitation sont cumulables avec celles relatives à l’énergie. Les communes peuvent bénéficier d’un enquêteur pour lutter contre l’insalubrité. La Région promeut les permis locatifs. Chaque nouveau bâtiment doit prouver son efficacité énergétique. La Région finance 12 conseillers en énergie et 18 en aménagement du territoire. Et pour l’énergie photovoltaïque, tous les avantages sont cumulables.