Pour 1 Belge sur 2, la Belgique survivra
n.c.
Vendredi 5 octobre 2007
Quelque 52 % des Belges estiment que la Belgique de demain ne sera pas différente de la Belgique actuelle et que ce sont les hommes politiques qui veulent changer les choses, selon un sondage IPSOS paru ce vendredi.
En outre, en cas de scission du pays, les Belges auraient plutôt tendance à en faire porter la responsabilité aux hommes politiques de l'autre région, selon un sondage d'opinion réalisé en ligne par Ipsos auprès d'un échantillon représentatif de 1.000 individus. La marge d'erreur maximale est de 3,1 %.
Selon le sondage, réalisé entre le 26 septembre et le 1er octobre 2007, 52 % des Belges ne voient pas la Belgique changer dans le futur.
Ils sont par contre 16 % à penser que le pays n'existera plus et que l'on se dirige vers une séparation entre Flamands et Francophones. Quelque 32 % estiment pour leur part que la Belgique restera une nation mais que les Régions vont prendre de plus en plus d'autonomie.
Ce sont les Bruxellois qui semblent les plus attachés au statu quo. A l'inverse, les Flamands le sont le moins même si seuls 19 % d'entre eux pensent que la Belgique n'existera plus à l'avenir, soit à peine plus que les Wallons (14 %). Malgré la dramatisation du contexte actuel, il ressort en outre que les Francophones ne sont pas plus nombreux qu'il y a 10 mois à estimer que la Belgique va disparaître (12 %, contre 15 % en décembre 2006).
Par rapport aux répercussions qu'engendreraient une scission du pays, seuls 23 % des sondés estiment qu'elles seraient positives sur la vie de tous les jours. A contrario, 45 % pensent qu'une scission du pays aurait des effets négatifs.
Les Flamands sont plus nombreux (32 %) que les Bruxellois (8 %) et les Wallons (8 %) à considérer qu'une séparation aurait un impact positif sur leur vie de tous les jours. Ipsos en conclut qu'un Flamand sur trois est favorable à la scission du pays, alors que l'on ne trouvera que 10 % de Francophones pour adhérer à cette idée.
Quelque 93 % des Francophones estiment que la responsabilité d'une scission du pays incomberait aux hommes politiques flamands, tandis que 46 % des Flamands en tiendraient responsables les politiciens wallons. Parmi les Francophones, ils sont à peine 14 % à rendre responsable la population flamande d'une éventuelle séparation. Réciproquement, seuls 7 % des Flamands en rendraient responsable la population francophone.
Le sondage révèle encore que plus de la moitié des Belges éprouve un sentiment d'exaspération face à la longueur des négociations pour la formation d'une coalition gouvernementale. Les plus exaspérés étant les femmes (63 %) et les 35-54 ans (61 %), soit la tranche d'âge la plus active sur le plan économique, relève Ipsos. Les Bruxellois (40 %) et les Wallons (32 %) sont plus nombreux que les Flamands (22 %) à trouver la situation actuelle préoccupante.
Enfin, à la question de savoir s'ils modifieraient leur vote en cas de nouvelles élections, 84 % des sondés répondent par la négative.
(D’après Belga)
