« On est vite taxés de mauvais Flamand ! »
n.c.
Vendredi 5 octobre 2007
Paul Goossens, l’ancien rédacteur en chef du « Morgen », figure progressiste en Flandre, croit aux « vertus de la provocation », et s’affiche contre la Flandre qui monte, séparatiste.
Significatif, quand Paul Goossens précise que signer comme il l’a fait, avec une série de personnalités de tous bords, la pétition « Red de solidariteit – Sauvons la solidarité », un appel au maintien des liens Nord/Sud en Belgique, est peut-être une démarche aisée du côté francophone mais beaucoup moins en Flandre… Et avoue, dans la foulée, qu’il a « réfléchi un moment » avant d’accepter notre invitation à venir s’exprimer devant la rédaction du Soir ! « Vous savez, on est vite taxé de mauvais Flamand ! »
Alors ? L’ancien rédacteur en chef du quotidien De Morgen a voulu rester lui-même : « Je crois toujours aux vertus de la provocation, pour stimuler le débat, et c’est ce que je fais. On va me critiquer ? Ça ne se fait pas de prendre ses distances en ce moment avec une certaine Flandre ? Je constate, en tout cas, qu’il y a peu de gens qui le font dans les partis, qui osent dire qu’ils ne sont pas séparatistes, même chez les verts de Groen, ou les socialistes du SP.A, ou, bien sûr, au CD&V… Même s’ils le pensent, ils se taisent la plupart du temps. »
La suite de l’entretien dans « Le Soir » papier de ce samedi.
