Le FDF ne se sent pas lié par la note Milquet
n.c.
Dimanche 7 octobre 2007
119 jours sans nouveau gouvernement. Le FDF n’est en rien lié par la note et le calendrier auxquels la presse (dont Le Soir) a fait écho et qui prévoient de régler la question de Bruxelles-Hal-Vilvorde dans les trois mois qui suivent la formation du gouvernement, indique le président Olivier Maingain.
Je ne me sens en rien lié par cette note et ce calendrier. Tactiquement, aller dire que l’on est prêt à régler le sort de Bruxelles-Hal-Vilvorde dans les trois mois qui suivent la formation du gouvernement, c’est tomber dans le piège des partis flamands. Ils veulent empocher Bruxelles-Hal-Vilvorde pour avoir les mains libres et entamer la marche forcée vers le confédéralisme, a lancé M. Maingain à l’occasion d’une assemblée générale de son parti.
D’après lui, les partis francophones qui se laisseraient enfermer dans ce schéma seraient soit naïfs, soit complices.
Le parti amarante ne se laisse pas impressionner par la menace flamande de voter la scission de l’arrondissement en Commission de l’Intérieur de la Chambre. Les partis flamands disposent certes de la majorité pour le faire mais elle n’existe que grâce à l’appoint « des fascistes » du Vlaams Belang, a rappelé M. Maingain. « Ils voteront une loi contre les francophones et contre les démocrates », a-t-il ajouté.
Le député représentant l’Union des Francophones (UF) au parlement flamand, Christian Van Eyken, a rappelé les exigences du FDF dans ce dossier : l’élargissement de la Région bruxelloise, l’organisation d’une consultation populaire dans les communes de la périphérie et l’application sans restriction de la Convention-cadre sur la protection des minorités nationales.
M. Van Eyken a dressé la liste de toutes les mesures prises par le gouvernement flamand pour réduire les droits des francophones en Flandre. Sa conclusion est sans appel : « Nous n’avons plus notre place en Flandre ».
Le président du FDF est également revenu sur le dossier des bourgmestres francophones de Crainhem, Rhode-Saint-Genèse, Linkebeek et Wezembeek-Oppem. Le gouvernement flamand ne les a toujours pas nommés parce qu’ils ont envoyé des convocations électorales en français pour le scrutin communal d’octobre 2006.
Le FDF y voit un déni de démocratie et fait de leur nomination une condition à sa participation à toute négociation institutionnelle. « Je ne compte pas m’engager dans une négociation aussi longtemps qu’il n’y a pas une réponse claire des partis flamands sur une question aussi fondamentale que celle du respect du suffrage universel », a averti M. Maingain.
Les amarantes vont d’ailleurs durcir le ton dans les communes à facilités. Conformément à un arrêt de la Cour d’arbitrage, leurs conseillers communaux s’exprimeront en français lors des séances du conseil communal, a annoncé M. Maingain.
(d’après Belga)
