Demeyer : « Place au tram »
BODEUX,PHILIPPE
Jeudi 11 octobre 2007
Liège Le bourgmestre ne partage pas le « tout-au-bus » de Jean-Claude Phlypo
Non, je suis plus tempéré. Mais la Société régionale wallonne de transport pourrait encore mieux jouer son rôle. Je suis content des actions du TEC comme le fait d’avoir restauré l’autorité du chauffeur de bus en obligeant de nouveaux les usagers à monter à l’avant. Nous ne sommes d’ailleurs pas étrangers à cette modification.
C’est le serpent qui se mord la queue. Les bus sont surchargés, ils ont montré leur limite. C’est pourquoi il faut laisser la place au tram, plus rapide, plus confortable et capable d’accueillir plus de voyageurs. Il faut également revoir la billétique et faire en sorte qu’à chaque arrêt ou presque on puisse acheter un titre de transport de manière à ce que le chauffeur ne règle plus les paiements de tickets. Bref, nous souhaitons un transport structurant à l’échelle de l’agglomération. Cela doit accompagner l’amélioration de l’image de Liège.
La bonne formule doit être basée sur de ce que font la SNCB et le TEC. Les axes prioritaires sont connus : Herstal-Seraing et Ans-Fléron. Et le bus n’est pas adéquat même si je comprends l’argument qui consiste à dire que c’est moins cher que le tram. N’oublions pas la somme d’argent investie récemment dans le métro de Charleroi. Or, un tram c’est moins cher qu’un métro. Par contre, ce que je trouve inadmissible c’est qu’il y ait en ce moment trois études qui se font concurrence
Vingt stations vélos au centre-ville et un Monsieur vélo
Les sociétés qui commercialisent ce type de service – Clear Channel et Decaux – seront mises en concurrence pour une demande communale de 250 vélos. « Je ne suis pas partisan de négocier des compensations avec Decaux ou Clear Channel. Je préfère la clarté : la Ville paiera la différence entre le coût et les recettes engendrés par ce service de location de vélos, poursuit le bourgmestre. Coût annuel estimé : entre 1.500 et 2.500 euros par vélo mis en location. « Nous analysons de près les raisons pour lesquelles le système ne fonctionne pas bien à Bruxelles, ajoute Jean-François Leblanc, le conseiller en mobilité de la Ville de Liège. La première demi-heure ne doit pas être payante ». De Saint-Léonard au Val Benoît, du Botanique à Amercoeur, toute la zone de la vallée devrait être couverte à raison d’une station tous les 400 mètres. Il n’est pas encore acquis qu’il y en ait sur les hauteurs. À Cointe, par exemple, où habite un certain Olivier Hamal qui a plusieurs fois interpellé le bourgmestre sur le sujet.
Le même conseiller communal s’était ému du faible enthousiasme de la Ville à l’égard du projet pilote wallon de box pour vélos. Il s’agit d’une boîte très volumineuse qui sert à garer des vélos en toute sécurité. « Difficile de les implanter dans le centre historique en raison des contraintes d’espace et d’urbanisme, argue le bourgmestre. Nous étudions la possibilité de placer ce type de box dans d’autres secteurs : à proximité de la ligne 48 ou sur les plateaux ». Mais le bourgmestre confirme : aucun dossier n’a encore été rentré à la Région.
Des vélos en location c’est bien, une infrastructure adaptée c’est mieux. Si les 400 sens uniques limités satisfont une partie des cyclistes quotidiens et ne génèrent pas de hausse significative du nombre d’accidents impliquant des vélos, il reste de nombreux points noirs, notamment sur les ponts.
« Près de 40 km d’itinéraires cyclables sont en voie d’aménagement à Liège mais nous devons faire sauter les blocages qui subsistent avec le MET ou la SRWT, déclare le bourgmestre. Nous allons engager un Monsieur vélo chargé de coordonner les actions en faveur des deux roues ».

