35.000 emplois menacés chez Deutsche Telekom
n.c.
Samedi 20 octobre 2007
Environ "35.000 emplois supplémentaires sont menacés" chez l'Allemand Deutsche Telekom, N.1 européen des télécommunications, par des projets de cessions et de restructuration, affirme l'hedomadaire Der Spiegel, alors que le groupe est déjà en sévère cure d'amaigrissement.
Le magazine cite des calculs internes faits au sein de l'entreprise, qui emploie 249.000 personnes dans le monde, dont 89.000 hors d'Allemagne.
Il précise que le patron de Deutsche Telekom, René Obermann, a refusé de commenter ce chiffre, tout en réaffirmant le besoin d'adaptation et de restructuration du groupe qu'il dirige depuis un an.
"Il va y avoir des secteurs de l'entreprise que nous allons vendre ou pour esquels nous cherchons des partenaires. C'est connu, et faire autre chose serait du trompe-l'oeil", a-t-il dit au Spiegel à paraître lundi. "Si nous ne nous attaquons pas à cela, c'est l'entreprise dans son ensemble qui sera de moins en moins compétitive", a-t-il ajouté.
Le directeur financier du groupe, Karl-Gerhard Eick, avait indiqué début octobre que Deutsche Telekom était en négociations avec plusieurs acheteurs pour une cession de secteurs de sa filiale T-Systems. Il n'avait pas exclu des licenciements secs chez T-Systems. Les négociations concernent principalement la division Systems Integration (SI) de T-Systems, pan d'activité qui emploie 15.000 personnes, avait-il dit.
René Obermann veut restructurer sévèrement son entreprise qui souffre d'un exode massif de clients, surtout dans la téléphonie fixe. Il a maintenu un plan de 32.000 suppressions de postes, qui devrait être achevé fin 2008, et a externalisé 50.000 salariés dans une nouvelle filiale de services en juillet.
Deutsche Telekom veut aussi supprimer des postes à son siège à Bonn, mais n'a pas encore chiffré la réduction d'effectifs.
(d’après AFP)
