La pax belgica selon Reynders
n.c.
Lundi 22 octobre 2007
134 jours sans gouvernement. Le président du MR, Didier Reynders, a tendu la main, ce week-end, aux Flamands. Leur rappelant en substance qu’il n’est certes demandeur de rien mais néanmoins ouvert au dialogue. A condition qu’il s’inscrive dans une logique fédérale.
Une « Pax Belgica », mais pas sans conditions. Tout d’abord, il rassure des partenaires francophones qui ont clamé leur inquiétude tout au long du week-end : « Si on devait aller vers une scission pure et simple de BHV, c’est évidemment en échange de l’élargissement de Bruxelles. » Ensuite, il demande un engagement en vue de « renforcer l’Etat fédéral ». Au menu ? Circonscription unique, retour de certaines compétences au niveau belge et refinancement de Bruxelles.
Pas sûr que ce soit acceptable pour le cartel CD&V/N.VA, au sein duquel il se confirme qu’Herman Van Rompuy ne mènera plus le volet communautaire de la négociation. Pas sûr non plus que le climat restera serein : ce lundi soir, trois bourgmestres francophones de la périphérie entament une rébellion contre la sévérité de la tutelle flamande.
