Le dossier kurde enflamme Bruxelles

ROBERT,FRANCOIS

Jeudi 25 octobre 2007

Mercredi, des heurts impliquant des centaines de jeunes Turcs ont éclaté dans les communes bruxelloises de Schaerbeek et Saint-Josse, sur fond de tensions entre les communautés turque, kurde et arménienne, attisées par la situation en Turquie. La situation était sous contrôle vers 20 h.

La tension est à son comble au Kurdistan : mercredi, l’armée turque a pilonné des bases du PKK dans quatre provinces frontalières, aux portes de l’Irak et de l’Iran. L’intervention sur le territoire irakien n’a jamais paru aussi proche.

Mercredi encore, le parlement européen a donné un feu vert politique à la Turquie pour qu’elle mène des opérations militaires limitées contre les Kurdes, en Irak. Le mot « disproportionné », moins catégorique, a remplacé « unilatéral » pour fixer la mesure au-delà de laquelle une intervention serait intolérable. Pendant ce temps, à Bruxelles, avaient lieu de violents incidents entre jeunes manifestants turcs et forces de l’ordre. La police a déployé des moyens importants pour ramener le calme.

Mardi, la police avait intercepté des SMS échangés au sein de la communauté turque appelant au rassemblement de ce mercredi. Plus d’une centaine de policiers se sont déployés dans les grandes artères des deux communes, prêts à intervenir tandis qu’un hélicoptère survolait en permanence la zone.

Vers 18 h, la tension était assez vive et les incidents se sont concentrés chaussée de Haecht et rue de Liedekerke. Par petits groupes partis de la place Liedts, les manifestants provoquaient la police pour se replier aussi vite. Le jeu du chat et de la souris.

Vers 20 h, la situation semblait sous contrôle et le déploiement des forces de l’ordre, tout en étant impressionnant et sur le qui-vive, restait discret. La vie a alors repris son cours normal dans le quartier. Pour rappel, Saint-Josse et Schaerbeek abritent plus de la moitié de la communauté turque de Bruxelles ainsi que de nombreux Kurdes et quelques Arméniens.

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