Nonante interpellations suite aux incidents

n.c.

Jeudi 25 octobre 2007

Au total, 93 personnes ont été privées de liberté, mercredi soir, dans le cadre des incidents à Saint-Josse et Schaerbeek commis à la suite du rassemblement de ressortissants turcs à la place Liedts à Schaerbeek, selon les autorités.

Quatre-vingt-cinq personnes ont été arrêtées administrativement et 8 judiciairement, dont 3 ont été mises à disposition du parquet de Bruxelles Parmi ces trois suspects, un seul est majeur. Sur les 85 personnes arrêtées administrativement, 21 sont domiciliées en dehors des communes de Saint-Josse, Schaerbeek et Evere et 10 en dehors de l’agglomération bruxelloise, a-t-on appris jeudi au cours d’un point presse organisé par les bourgmestres des Communes de Saint-Josse, Schaerbeek et Evere.

Six policiers ont été blessés, dont quatre plus sérieusement. Un véhicule de police a été bloqué par une voiture avenue Jottrand à Saint-Josse. Des pierres ont été jetées par des jeunes en direction du véhicule policier et trois agents ont été frappés à coups de barre de fer.

Les policiers ont été contraints de pousser avec leur voiture d’autres véhicules pour se frayer un chemin et s’enfuir. Les trois policiers ont été admis à l’hôpital d’où ils sont ressortis durant la nuit. Ils subiront une incapacité de travail d’une durée indéterminée.

Les trois occupants de la voiture qui a bloqué le véhicule de police ont été interpellés de même que deux auteurs présumés de jets de pierre. Un autre policier a été mis au sol et frappé par une dizaine de personnes à la rue de Liedekerke à Saint-Josse. Des lésions ont été constatées au niveau du cou, selon la police. Le policier subira également une incapacité de travail à durée indéterminée. Parmi les manifestants, la police n’a pas eu connaissance de blessés.

Au niveau matériel, des dégâts ont été provoqués à du mobilier urbain, à des véhicules ou encore à des trams de la STIB. Les lieux stratégiques comme l’ambassade des Etats-Unis ou les commerces arméniens ou kurdes ont été épargnés en raison de la forte mobilisation des forces de l’ordre.

La police locale de la zone Bruxelles-Nord a indiqué jeudi que l’intervention des policiers mercredi dès 14 heures à la place Liedts, à Schaerbeek, où étaient attendues 2.000 personnes, a permis d’éviter des incidents plus graves.

Le bourgmestre de Schaerbeek, Bernard Clerfayt, a rappelé que la manifestation n’était pas autorisée. En raison des incidents qui avaient déjà éclaté à Saint-Josse et à Bruxelles dimanche soir, les autorités communales qui avaient eu vent du projet de rassemblement avaient décidé de mettre en place un dispositif policier important.

Quelque 200 policiers ont été mobilisés mercredi soir sur la zone de police de Bruxelles-Nord (Schaerbeek, Saint-Josse et Evere) et 150 sur la zone de Bruxelles-Ixelles. Quatre arroseuses de la police fédérale avaient été amenées sur place mercredi.

L’objectif du rassemblement était double selon le bourgmestre de Schaerbeek. Les manifestants avaient l’intention de se rendre à l’ambassade des Etats-Unis et de saccager les établissements kurdes ou arméniens.

Les appels au rassemblement ont été lancés par sms, internet et des chaînes de télévision turcophones qui émettent depuis l’Allemagne. De nouveaux sms appelant à un rassemblement jeudi soir et samedi circulent dans la communauté turque bruxelloise. Les autorités communales de Schaerbeek et Saint-Josse ont averti que le dispositif policier sera maintenu durant les prochains jours.

(d’après Belga)

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