De mystérieuses affiches mettent Bruxelles en vente
n.c.
Vendredi 26 octobre 2007
Des affiches annonçant la vente de Bruxelles, visibles depuis quelques jours dans la capitale, sont en fait destinées à « souligner que Bruxelles est un atout et non un problème pour la Belgique », a dévoilé l’un des auteurs du projet.
Vendredi, alors que les difficiles négociations pour la formation d’un gouvernement belge se poursuivaient, des médias ont fait état de l’apparition d’une centaine de ces papiers jaunes, collés près de lieux symboliques : sièges de partis politique, façades de journaux, gares…
Les affiches, bilingues français-néerlandais, présentent la « vente forcée de la Région de Bruxelles-capitale » par deux notaires fictifs, le Flamand De Leeuw (le Lion, en néerlandais), et le francophone Le Coq.
Le « bien » vendu est décrit comme une « région ayant évolué du statut de ville de province vers un pôle de croissance international ». La région est actuellement « occupée par une population très variée » et est située « dans une zone de grande diversité et de haute valeur historique et culturelle ».
Mais pour en prendre possession, « les acquéreurs doivent être munis d’une stratégie internationale à long terme », ajoutent les « vendeurs », qui expliquent que la mise aux enchère se déroulera sur le site www.bruxellesavendre.be.
« Dans la crise politique que traverse la Belgique, les Flamands et les Wallons abordent presque toujours Bruxelles comme un problème », explique Olivier, qui a eu l’idée de la campagne d’affichage avec « treize copains néerlandophones, francophones ou étrangers » qui ont en commun leur amour pour la ville.
« Bruxelles peut être un exemple de gestion. Sa situation multiculturelle, d’autres villes vont la rencontrer », ajoute Olivier, qui préfère ne pas révéler son identité ni celle des ses « complices », qui se considèrent comme « de simples Bruxellois ».
Ville d’un million d’habitants enclavée en Flandre, la capitale belge et siège des institutions européennes est très majoritairement francophone. Mais elle compte également quelque 10 % de néerlandophones, ainsi que des habitants originaires de plus de 150 pays.
d’après AFP et Belga)
