Un Collège du dialogue pour la Belgique
n.c.
Mercredi 14 novembre 2007
157 jours sans nouveau gouvernement. Le duo Van Rompuy-De Decker propose de mettre sur pied un Collège national pour le dialogue des Communautés. Les Verts sont déjà partants, mais attendent des précisions.
Le duo de réconciliateurs chargé par le Roi de relancer le dialogue entre Communautés et de préparer la réforme de l’Etat propose de mettre sur pied un « Collège national pour le dialogue des Communautés composé de Commissaires royaux », a indiqué mercredi le président du Sénat, Armand De Decker, sur La Première (RTBF). Il ne s’agit là qu’une des initiatives qui sera mise sur pied dans le cadre de la relance du dialogue. Il y aura d’autres « structures ».
Les plus importantes personnalités politiques du pays seront appelées à composer ce Collège, a précisé Armand De Decker. L’objectif sera de plancher sur ce que doit être la Belgique dans le futur.
« Il faut travailler autour » des partis chrétiens-démocrates-humanistes, libéraux, socialistes et écologistes qui disposent de la majorité des deux tiers, a estimé le président du Sénat.
« A ce stade, les deux partis libéraux, les deux partis Écolo, le CDH, le CD&V participeront à ce Collège et je l’espère les deux partis socialistes (…), on n’imagine pas une réforme de l’Etat en se passant de l’opinion des socialistes, c’est une évidence », a-t-il dit.
« L’agenda du Collège sera fixé par ses membres et sans doute par le gouvernement qui se mettra en place aussi », a-t-il précisé. « Il y aura sans doute des ministres de la Réforme des institutions qui joueront un rôle d’animation » de ce Collège, a jouté M. De Decker.
Le réconciliateur MR a également précisé que la mission dévolue aux deux présidents par le Roi était indépendante de l’exercice de formation d’un gouvernement orange bleu. « L’adaptation des institutions est un exercice qui va durer des années », a précisé M. De Decker. Trois gouvernements auront peut-être vécu alors que le Collège sera toujours actif.
Sur le fond, « tout ce qui nécessite la majorité des deux tiers » passera par le Collège, a expliqué Armand De Decker. En ce qui concerne les réformes à la majorité simple, elles relèveront des initiatives du gouvernement qui aura toute l’amplitude de les soumettre au Collège, a-t-il précisé.
M. De Decker a également indiqué qu’il y aura un gouvernement avant la fin de l’année.
« Mon seul souci est celui de l’apaisement, ce qui m’a notamment conduit à mettre en cause l’idée de M. Di Rupo de forcer un vote (sur BHV) dans l’autre sens », a ajouté Armand De Decker, reprécisant la responsabilité de chaque parti démocratique, le président du Sénat a également fait référence, en réponse à une question d’un auditeur, à « l’existence du cartel CD&V/N-VA qui est un problème en soi qui sera résolu ». Selon M. De Decker, il ne faut pas retirer cette phrase de son contexte auquel cas elle ne correspond pas à l’esprit des déclarations qu’il a faites. « Je n’ai en aucune façon voulu agresser le cartel et certainement pas les rendre responsables de la période difficile que nous vivons », a expliqué M. De Decker.
(D’après Belga)
