La vérité sur le G8 de Gênes
n.c.
Samedi 17 novembre 2007
Plusieurs dizaines de milliers de militants de la gauche radicale ont manifesté samedi à Gênes (nord-ouest de l’Italie) en faveur d’altermondialistes poursuivis pour les émeutes du G8 en juillet 2001, réclamant la vérité sur la mort d’un manifestant tué par un policier.
Aucun incident n’avait été signalé pendant la manifestation qui a pris fin vers 18 heures, alors que les autorités craignaient des débordements, six ans après le G8 et la violente répression des manifestations qui avait traumatisé l’Italie.
Les manifestants entendent protester contre les peines de 8 à 15 ans requises contre 25 militants actuellement jugés pour les émeutes de 2001. Ils réclament aussi une commission d’enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur les violences et la mort du jeune manifestant.
« Ceux qui cassent doivent payer, ceux qui tuent, non », pouvait-on lire sur les banderoles derrière lesquelles défilaient ensemble membres de mouvements altermondialistes, de syndicats étudiants, ou encore de la gauche radicale (communistes et Verts).
Les événements du sommet de « Gênes 2001 ne doivent pas devenir un autre mystère de la république italienne. La politique doit assumer ses responsabilités et répondre à une requête qui vient des citoyens », a déclaré Graziella Mascia, député de Refondation communiste (PRC).
Le nombre de manifestants était de 50.000 selon les organisateurs, 30.000 selon la préfecture.
Le sommet des huit pays les plus industrialisés de Gênes, en juillet 2001, avait été marqué par de violents affrontements entre les manifestants altermondialistes et les forces de l’ordre. Un jeune homme de 23 ans, Carlo Giuliani, avait été tué par un coup de feu tiré par un carabinier. Sa mort a été classée sans suite par la justice italienne en mai 2003. Les affrontements lors de la manifestation avaient fait plusieurs centaines de blessés et des millions d’euros de dégâts.
Une proposition de loi de la majorité pour créer une commission d’enquête parlementaire sur les faits survenus à Gênes, qui figurait dans son programme électoral, a été rejetée fin octobre par le Parlement.
(D’après AFP)
