Leterme échoue à réunir l’Orange bleue
n.c.
Mercredi 21 novembre 2007
164 jours sans gouvernement. Yves Leterme a échoué dans une vaine tentative de réunir mercredi soir les chefs de délégation de l'orange bleue en vue de reprendre les négociations relatives à la formation du gouvernement, à l'arrêt depuis deux semaines.
Yves Leterme a échoué dans une vaine tentative de réunir mercredi soir les chefs de délégation de l'orange bleue en vue de reprendre les négociations relatives à la formation du gouvernement, à l'arrêt depuis deux semaines. Diverses sources ont confirmé que la réunion plénière qui était dans l'air n'aurait finalement pas lieu mercredi soir.
Alors qu'un regain d'optimisme semblait gagner différentes composantes de l'orange bleue ces derniers jours et que des discussions bilatérales allaient bon train ces dernières heures pour concilier les points de vue sur le volet institutionnel, l'intransigeance semble avoir repris le dessus mercredi soir, empêchant la tenue d'une réunion plénière, a-t-on indiqué à plusieurs sources.
Si des évolutions symboliques ou d'ordre sémantique ont pu être constatées ces derniers jours, quant au fond, de réelles évolutions n'ont pas été perçues. Après la sortie du MR, disposé à discuter d'une réforme de l'Etat pour 2008, et les réactions positives du CD&V et de l'Open Vld, le cdH a rappelé que toute discussion institutionnelle devait être renvoyée hors du gouvernement. Le FDF a indiqué qu'il n'y aurait pas de discussion institutionnelle en l'absence de nomination des trois bourgmestres francophones de la périphérie. Et le CD&V/N-VA continue à exiger que figure dans l'accord de gouvernement la garantie qu'il y ait une importante réforme de l'Etat définie dans le temps.
Quant à la Convention qui serait chargée de préparer la réforme de l'Etat, elle nécessite l'appoint de la future opposition et là non plus, les choses ne sont pas claires. Si les écologistes y voient la possibilité d'opérer dans le cadre d'un dialogue de communauté à communauté réunissant la majorité et l'opposition, le sp.a persiste à refuser d'y siéger et le PS, dont la communication s'est faite en deux temps mercredi, confirme les conditions à son éventuel soutien à un tel processus. Il demande que les Francophones parlent d'une seule voix et continue à exiger un geste d'apaisement des partis flamands. A ces conditions, le PS se dit disposé à soutenir ce qui n'affaiblira pas les Francophones.
(Belga)
