L’Orange bleue proche d’un accord ?

n.c.

Jeudi 29 novembre 2007

172 jours sans nouveau gouvernement. Les chefs de délégation de l’orange bleue ne négocient pas jeudi. La note institutionnelle du formateur continue à diviser le CDH, le MR et l’Open VLD d’une part et le cartel CD&V/N-VA d’autre part. Yves Leterme a toutefois indiqué qu’on était près d’un accord sur le volet communautaire.

Les chefs de délégation sont réunis brièvement jeudi soir au parlement avec le formateur et les présidents d’assemblée pour une réunion technique. L’ordre du jour de la journée de vendredi n’a pas été clarifié. Il ne devrait pas y avoir de réunion vendredi soir, les agendas respectifs de Joëlle Milquet et Didier Reynders les appelant à d’autres obligations.

La note institutionnelle du formateur continue à diviser le CDH, le MR et l’Open VLD d’une part et le cartel CD&V/N-VA d’autre part. Yves Leterme a cependant indiqué jeudi que l’on n’était plus très loin d’une solution sur le volet communautaire.

Concernant la note institutionnelle, les partis francophones entendent ne plus rien céder de substantiel. Certains estiment que le travail ne peut plus porter que sur la formulation de la note.

Quant à la N-VA, elle a communiqué au formateur le maximum qu’elle était prête à accepter, quitte à ne pas entrer dans un gouvernement. Les nationalistes exigent notamment la défédéralisation des allocations familiales et une extension de l’autonomie fiscale. Par ailleurs, la réforme de l’Etat doit, selon elle, prévoir très clairement et de manière univoque un transfert de compétences du fédéral vers les entités fédérées.

Les partis francophones font du maintien de la solidarité interpersonnelle un préalable à toute participation à une discussion institutionnelle. Selon eux, celle-ci devrait impérativement avoir pour objectif de confirmer la nécessité d’un Etat fédéral fort./Du côté des autres partis, le ton était toutefois plus mesuré. Nul ne donnait l’impression que les choses avaient réellement progressé. La note communautaire de lundi, refusée par la N-VA, constitue le point où, à ce stade des discussions, les quatre partis peuvent se retrouver et un mois de négociation supplémentaire n’y changerait rien, a confié un des négociateurs. Le reste dépendra de la Convention, du travail du gouvernement et de la confiance entre les partenaires. Et d’ajouter : « Ce que l’on joue pour le moment, c’est une pièce de théâtre destinée à convaincre certains bureaux de parti ».

Une certaine irritation était par ailleurs perceptible quant à la façon dont s’étaient déroulées les discussions dans la nuit de mercredi à jeudi. Les quatre chefs de délégation, c’est-à-dire les présidents du CD&V, Jo Vandeurzen, du MR, Didier Reynders, de l’Open VLD, Bart Somers, et du CDH, Joëlle Milquet, étaient réunis avec le formateur dans un hôtel bruxellois et dans une autre pièce attendaient quelques représentants de la N-VA, dont le président Bart De Wever. L’essentiel de la réunion se serait finalement résumé à des allers-retours de M. Vandeurzen entre la salle où se trouvaient les chefs de délégation et la pièce où se tenaient les émissaires de la N-VA.

Jeudi, à l’issue des séances plénières de la Chambre et du Sénat, les chefs de délégation, le formateur et les présidents des deux assemblées se retrouveront pour établir la méthode de travail de la Convention qui doit se pencher sur la réforme de l’Etat. Ensuite, les chefs de délégation et le formateur se retrouveront à nouveau pour discuter de la note communautaire. La réunion ne se poursuivra toutefois pas « au finish ».

« Nous avons enregistré des progrès et nous essayons d’obtenir un accord où tout le monde sait à quoi il s’engage », a souligné M. Leterme. Le travail reste toutefois compliqué. Chaque mot et chaque phrase sont pesés et soupesés dans le but d’accoucher du texte le plus précis possible, a-t-il confié.

Des avancées auraient eu lieu durant les longues négociations de la nuit de mercredi à jeudi, selon l’entourage du CD&V et du formateur Yves Leterme. Un certain optimisme prudent était même perceptible à la N-VA. Un optimisme également partagé par l’Open VLD. On donnait l’exemple d’un accord de principe concernant la recherche d’une majorité des deux tiers équilibrée.

Le président de l’Open VLD, Bart Somers, a déclaré qu’il souhaitait encore négocier tranquillement durant quelques jours. Si on veut encore nous prendre en otages trois ou quatre nuits, nous l’accepterons parce que nous pensons que c’est important, a-t-il déclaré en substance.

(d’après Belga)

Pas de résultats.