Assainissement et innovation

MEUWISSEN,ERIC

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Mardi 4 décembre 2007

Région Nivelinvest fête ses 20 ans

En vingt ans, 120 entreprises ont bénéficié des investissements et des conseils de Nivelinvest.

Entretien

Il y a vingt ans, la société de participation Nivelinvest était créée . Depuis, 120 entreprises ont bénéficié des services offerts par cet organisme mixte. Nivelles Invest et ses filiales SDO (Société de développement de l’Ouest), Start Up et Nivellease ont investi des millions d’euros de capital à risque au profit d’une centaine de sociétés de la province contribuant à la création et à la consolidation de plusieurs milliers d’emplois et à la création de centaines de postes par les PME du Brabant wallon. Nivelinvest fut aussi le moteur de la reconversion de l’ouest du Brabant wallon. Philippe Remy, son administrateur-délégué, fait le point.

À quoi sert et a servi Nivelinvest ?

On est un peu pour les PME des facilitateurs d’accès aux banques qui, comme chacun sait, n’aiment pas trop prendre des risques. On privilégie donc le capital à risque de proximité avec d’autres partenaires financiers. Bref, il s’agit d’aider au développement et à la création d’entreprises. Il faut que ce soit des PME du Brabant wallon. L’idée était de ne plus mettre de l’argent dans des canards boiteux.

Vos plus grands succès ?

Au total, 120 entreprises en ont bénéficié, dont une soixantaine sont encore nos partenaires. Nos plus grands succès restent IBA et Franki Geotechnics, les chocolateries Van Parys, sans oublier Air Energy… En 20 ans, nous avons consolidé plusieurs milliers d’emplois. Selon le tribunal de commerce, le Brabant wallon est devenu tant en nombre d’entreprises qu’en nombre d’entreprises innovantes l’arrondissement judiciaire le plus important de la Région wallonne. Il y a trois ans, on a même dépassé l’arrondissement judiciaire de Liège.

Voilà pour les bons souvenirs. Et les mauvais ?

Vous savez, les périodes difficiles sont aussi parfois les plus passionnantes. Mais parmi les mauvais souvenirs, je dirais la faillite des Forges de Clabecq en 1997 mais aussi la faillite de De Raedt à Nivelles et la récente faillite d’Apem à Wavre.

Et le plan de reconversion de l’Ouest ?

Il a été mis en place en 1997 suite à la faillite des Forges. Ce plan a été un succès. Il a donné une nouvelle dimension à Nivelinvest. En 10 ans, la SDO a réalisé une trentaine d’investissements pour plus de 13 millions d’euros. La SDO a aussi créé la Sarci (Société d’assainissement et de rénovation des sites industriels désaffectés), dont l’administrateur-délégué est Guy Zone .

Et le plan Marshall ?

Nous avons mis l’accent sur l’innovation dans le cadre de ce plan. Justement, c’est dans ce cadre que notre fonds Start-up est devenu un fonds spin-off en partenariat avec l’ULB et l’UCL, spécialement avec l’UCL via le fonds Vives. Outre l’innovation, ce sera l’assainissement des sites (Forges de Clabecq, sucrerie de Genappe…). On n’a pas trop de terrains industriels en Brabant wallon.

Quelles sont les nouvelles entrées dans le portefeuille ?

Il y en a sept, dont Hensferstaux (structures métalliques destinées à la réalisation d’ouvrages en béton armé), Fu-go International (chambres froides), Fixex International…

Nivelinvest est-il un invest politisé ?

Pas question de politique au niveau de l’engagement des personnes et de la gestion de nos dossiers. Tout qui est engagé nous est recommandé par des chasseurs de têtes. Le seul élément politique réside dans le fait que la Région wallonne dispose de trois des six représentants au conseil d’administration.

repères

Le groupe. Nivelinvest SA : société de développement et de participation du Brabant wallon, créée le 5 mars 1987 ; SDO SA : spécialisée dans le financement de la reconversion de l’Ouest du Brabant wallon ; Fonds spin-off, spin-out (entreprises innovantes) ; Nivellease : leasing immobilier.

L’actionnariat. Région wallonne (Sowalfin) : 50 % ; Ackermans & van Haaren (SNI) : 25 % ; Suez-Tractebel : 13 % ; Electrabel : 9 % ; CP Bourg : 3 %.

Les partenariats. Interventions en capital ou en prêt : 120 sociétés depuis la création, 60 sociétés en portefeuille. Présence au conseil d’administration : 30 sociétés.

L’équipe. Deux administrateurs permanents et six salariés.

Pas de résultats.