« Ici, on travaille dans le luxe »

MOREAU,CATHERINE

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Vendredi 7 décembre 2007

Basse-Wavre Le centre multimédia du collège Notre-Dame a été primé au concours provincial d’urbanisme

Le bureau wavrien AR&A qui a transformé en centre multimédia la chapelle du collège de Basse-Wavre est l’un des deux projets primés à l’unanimité par le jury du concours provincial d’urbanisme et d’architecture (1).

Dehors, la pluie s’attarde. À l’intérieur, la lumière se glisse sous les voûtes nervurées de la chapelle. Pas de quoi distraire une poignée d’élèves de rhéto de leurs feuilles où se mêlent chiffres et lettres. « L’examen, c’est demain, » précisent Alice et Charlotte qui ajoutent : « Avant, on devait se contenter d’une double classe tout au bout de l’école. Ici, il y a une bonne ambiance et une belle luminosité. On travaille dans le luxe. » À l’étage, un groupe d’élèves progresse dans la langue de Vondel dans un petit local accessible par une passerelle ; de là, le regard plonge vers le chœur où, de temps à autre, des auteurs viennent à la rencontre des jeunes.

Réalisé par un ancien

élève du collège

C’est à partir de 2003 que s’est concrétisé le projet d’offrir une seconde vie à la chapelle de style néogothique, érigée en 1912 et délaissée depuis une bonne trentaine d’années. Il prit la forme d’un ensemble sur trois niveaux comprenant centre multimédia, bibliothèque, salle des profs ainsi que différents locaux (classes, archives…) accessibles aux quelque 1.300 élèves du secondaire et aux enseignants, et représentant un investissement de 1,5 million d’euros. L’architecte Patrick Disneur - un ancien élève du collège -, du bureau wavrien AR&A (Art et architecture), qui a dessiné les plans, a pris le parti de préserver totalement l’espace et les structures existantes. Aucune paroi verticale ne vient briser la vision de la chapelle : tout n’est que mezzanines et puits de lumière, créant une sorte d’architecture gigogne sous les voûtes en brique. Et, toujours dans le souci de marier l’ancien et le moderne, on a confié à l’atelier chastrois de Rita Debongnie le soin de nettoyer et de restaurer les 333 vitraux datant de 1921, mêlant motifs floraux et éléments bibliques.

Juste un bémol : « Ici, vu la configuration des lieux, tout résonne, explique la bibliothécaire, Laurence Scutnaire. Quand des cours sont donnés dans les locaux situés au-dessus, difficile parfois de maintenir des conditions de travail idéales. »

(1) L’autre prix a récompensé le bureau Artau de Malmédy qui a construit un atelier et des bureaux à la Résidence Lennox à Ottignies.

Pas de résultats.