Des quotas d’émissions wallons pour Arcelor ?

n.c.

Vendredi 7 décembre 2007

Le Conseil des ministres a décidé ce vendredi de charger un groupe de travail de voir comment il serait possible de répondre à la demande d’Arcelor-Mittal d’augmenter ses émissions de gaz à effets de serre dans la perspective de la relance du haut fourneau de Seraing. Ce groupe de travail est chargé d’examiner trois pistes.

Tout d’abord le groupe de travail sera chargé d’examiner les possibilités de glissements internes, entre les différents secteurs qui doivent faire un effort.

L’effort global est de 7,5 % réparti entre différents secteurs (transport, habitat, entreprises). Le groupe de travail doit notamment voir s’il n’est pas possible de faire glisser des droits d’émissions par exemple de la production d’électricité vers l’industrie lourde.

L’autre piste, consisterait à demander au groupe Arcelor-Mittal d’examiner la situation de Liège dans le cadre de l’ensemble du groupe et ainsi voir si, là aussi, des glissements ne sont pas possibles.

Enfin, la troisième piste est européenne. Le groupe de travail est chargé de voir s’il n’est pas possible de compenser les émissions supplémentaires par des projets pilotes qui seraient développés dans le nouveau plan d’émissions qui doit être mis au point pour 2012.

A la recherche de quotas

Confronté à une forte hausse de la demande d’acier, Arcelor-Mittal a annoncé avant les élections son intention de relancer la ligne à chaud à Liège dont la fermeture était pourtant prévue en 2009. Pour ce faire, le géant sidérurgique doit disposer de quotas d’émission de CO2. Or, la Région wallonne n’en dispose pas. Lorsqu’elle a bouclé en 2004 son plan destiné à respecter les engagements du Protocole de Kyoto, elle a intégré la fermeture annoncée et décidée de la ligne à chaud et ne dispose donc pas actuellement des quotas d’émissions nécessaires.

La Région wallonne a entrepris des efforts tous azimuts, vis-à-vis de l’Europe, qui s’est montrée inflexible, et plus récemment vis-à-vis du gouvernement fédéral. Elle négocie également avec le groupe Arcelor-Mittal. L’évolution du dossier s’est accélérée mercredi. Dans un entretien accordé à l’Echo, le patron du groupe, Lakshmi Mittal, a clairement indiqué que s’il ne recevait pas les quotas d’émission nécessaires, il ne relancerait pas le chaud.

Le ministre wallon de l’Economie, Jean-Claude Marcourt, particulièrement impliqué dans ce dossier a remercié vendredi par le biais d’un communiqué les vice-premiers ministres francophones, Laurette Onkelinx et Didier Reynders pour avoir relayé au niveau du Gouvernement fédéral les questions qui se posent sur la problématiques des quotas d’émission de CO2.

(D’après Belga)

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