Quel casting pour Verhofstadt III ?
n.c.
Mercredi 19 décembre 2007
Le formateur Guy Verhofstadt a entamé des contacts en vue de la constitution de l’équipe et de l’élaboration d’un programme minimum pour le gouvernement intérimaire. Didier Reynders prendrait en charge le volet socio-économique. Il devrait se composer de 14 ministres, dont deux vice-premiers, le MR Reynders et le CD&V Leterme. Il compterait au total 4 ministres CD&V, 3 MR, 3 PS, 3 Open VLD et 1 CDH.
Même si Guy Verhofstadt précise à ce stade que « toutes les informations relatives à l’occupation des fonctions gouvernementales sont prématurées parce que c’est la prérogative constitutionnelle du Roi de nommer les ministres ».
Néanmoins, Didier Reynders prendra plus que probablement en charge le volet socio-économique au sein du gouvernement intérimaire. Le gouvernement intérimaire dirigé par Guy Verhofstadt devrait se composer de 14 ministres, dont deux vice-premiers ministres : le MR Didier Reynders et le CD&V Yves Leterme. Il compterait au total 4 ministres CD&V, 3 MR, 3 PS, 3 Open VLD et 1 CDH.
L’intergroupe parlementaire du MR a approuvé mercredi à l’unanimité la participation du parti au gouvernement intérimaire formé par Guy Verhofstadt. Le MR ne réunira donc pas de congrès d’ici la mise en place de ce gouvernement.
Le président Didier Reynders a souligné que son parti allait au gouvernement dans la ferme intention de marquer de son empreinte la politique qui sera menée par le gouvernement intérimaire et d’influencer dans le même sens le programme socio-économique et institutionnel du gouvernement définitif.
Didier Reynders a encore indiqué que le MR est favorable à ce qu’on modifie le moins possible la composition du gouvernement sortant. Charles Michel devrait le rejoindre, ainsi que Sabine Laruelle au sein de l’équipe gouvernementale, pour s’occuper de la Coopération au développement, reprenant ainsi les compétences d’Armand De Decker, devenu président du Sénat.
Didier Reynders sera soutenu par Olivier Chastel pour défendre le point de vue du MR dans la négociations pour le programme socio-économique et, pour le dossier institutionnel, il sera secondé par Olivier Maingain.
Didier Reynders s’est félicité du travail remarquable effectué en seulement quinze jours par Guy Verhofstadt et l’ensemble de la famille libérale, après cinq mois d’échec, dû, selon lui, aux divisions au sein de la famille sociale-chrétienne. « Nous n’avons rien dit ces derniers jours mais nous avons beaucoup travaillé », a affirmé le chef de file des libéraux francophones, ajoutant que sa priorité n’avait pas été de « discuter de postes ».
Selon Didier Reynders, le gouvernement intérimaire va tout de suite s’atteler à mettre sur pied un gouvernement définitif. Le président du MR prendra personnellement en charge le volet socio-économique et envisage rapidement des mesures concrètes en matière de pouvoir d’achat mais aussi de santé. Yves Leterme, lui, mènera le débat sur les réformes institutionnelles. Un débat qui, toujours selon Didier Reynders, réunira tous les partis démocratiques autour de la table dès le début du mois de janvier, y compris Écolo, Groen et le SP.A.
Interrogé sur le lien PS-CDH, le patron du MR a déclaré qu’il le savait très fort avant les élections mais qu’il ne pensait pas voir les deux partis réapparaître aussi soudés après le scrutin. Quant à l’attribution probable du poste de Ministre de l’emploi et du travail au CDH Josly Piette, Didier Reynders se réjouit de collaborer « avec quelqu’un de qualité, qu’il connaît bien et avec qui il a déjà beaucoup travaillé ».
Du côté du PS, Elio Di Rupo s’est lui aussi félicité, sur les ondes de la RTBF et de BEL-RTL, de l’accord intervenu dans la nuit, s’attribuant en partie le succès de l’aboutissement des négociations. « J’ai moi-même proposé à Didier Reynders le poste de vice-premier ministre. Les titres n’étaient pas l’essentiel pour le PS. Il fallait avant tout trouver une solution pour sortir de la crise ». Elio Di Rupo lance par ailleurs un appel à tous les partis. « Il faut tourner la page et cesser les petites phrases assassines. Nos concitoyens ont besoin de nous ».
Le gouvernement intérimaire pourrait être installé pour la fin de la semaine et recevoir la confiance du parlement ce week-end.
La « Lijst Dedecker » constate que le gouvernement intérimaire sera constitué par les perdants des dernières élections. A ses yeux, il s’agit d’un gouvernement qui bat de l’aile, d’un gouvernement anti-flamand et travailliste.
Et de noter que les grands vaincus des élections, Guy Verhofstadt et Elio Di Rupo, se retrouvent à nouveau au pouvoir.
Quant à la N-VA, elle est traitée de « Lamme Goedzak » qui s’imagine qu’une réforme de l’Etat aura vraiment lieu à Pâques.
Pour la Liste Dedecker, ce gouvernement intérimaire est une honte pour les partis flamands qui le soutiennent. Le parti ne peut admettre que le premier ministre soit comptabilisé dans les ministres flamands et constate que le CD&V et la N-VA n’ont aucune garantie quant à la réalisation d’une réforme de l’Etat.
Selon le parti de l’ancien entraîneur de judo, les électeurs avaient voté contre le dogmatisme syndical, pour donner un ballon d’oxygène aux entreprises, aux indépendants et à tous ceux qui veulent travailler. Le gouvernement intérimaire est, au contraire, plus rouge que jamais, avec un ministre de l’Emploi en provenance directe des bancs syndicaux et avec une Laurette Onkelinx « qui pourra maintenant montrer son incompétence dans les affaires sociales ».
Seules de nouvelles élections sont de nature à rendre la politique plus crédible aux yeux des citoyens, conclut la Liste Dedecker.
(D’après Belga)
