Le sapin sera bien garni
THOMAS,PIERRE-HENRI
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Lundi 24 décembre 2007
Consommation Les achats de Noël semblent dépasser 2006
Mais ces derniers jours, le Belge semble avoir décidé de mettre ces idées noires au placard et paraît avoir retrouvé sa fringale d’achats. Même si ce dimanche n’a pas été un jour de grand rush dans les magasins. Mais on risque de se bousculer aujourd’hui lundi. « On observe, plus que par le passé, un phénomène de last minute. Les gens attendent jusqu’au tout dernier moment. Beaucoup de commandes doivent encore être cherchées ce lundi », observe Paskal Deboosere, porte-parole de la Fedis, la Fédération des distributeurs belges.
Pour les commerçants, Noël 2007 devrait être un bon cru. « Du côté des produits alimentaires, on nous signale un niveau de ventes comparable à celui de l’an dernier. Mais dans le non alimentaire, on note une augmentation d’environ 5 % », note Paskal Deboosere.
Confirmation sur le terrain : « Ces deux derniers mois, on ressentait chez le consommateur une certaine appréhension peut-être causée par la hausse de certains produits (pétrole, denrées alimentaires) et par la situation politique, affirme Stéphanie Counasse, qui dirige l’Inno de Namur. Mais ces deux derniers jours ont été meilleurs que l’an dernier. » Même si, ajoute-t-elle, du côté des caisses, on observe peut-être que les gens font des cadeaux un peu plus petits.
Optimisme aussi chez les grands distributeurs. « L’année dernière, Noël tombait un dimanche soir, explique Geneviève Bruynseels, porte-parole de la chaîne Carrefour. Cette année, on a un lundi supplémentaire, et on peut penser que les ventes seront supérieures à l’an dernier. » Même son de cloche chez Delhaize. « Les gens ont envie de fêter Noël en famille », se réjouit Catherine Alexandre, de Delhaize.
Quant aux produits de luxe, on en redemande. Myriam Wittamer, qui dirige le fameux chocolatier bruxellois, ne peut pas encore tirer de grandes statistiques, mais la maison a été un moment en rupture de stock d’un nouveau produit, dont l’emballage soigné autant que le contenu a visiblement attiré le client. « Client qui est plus exigeant et sensible au rapport qualité prix », ajoute Myriam Wittamer.
Enfin chez les joailliers aussi, les fêtes scintillent. « Nous avons dépassé pour la première fois cette année, les ventes de l’an 2000 », se réjouit-on dans la bijouterie tournaisienne Henrion. Encore une fois, on aura ouvert les portefeuilles à Noël.
La table est classique, les cadeaux un peu moins
Que fait-il pour faire un Noël tendance ? « Ce qui est « in », observe Paskal Deboosere, porte-parole de la Fedis, c’est le traditionnel : la dinde, les fondues, le champagne et les mousseux. Et le foie gras, ajoute-t-elle, plus en Wallonie qu’en Flandre. » Les bûches partent aussi très bien. Et les huîtres et les homards Quant aux chocolats, « ils se vendent excessivement bien depuis quinze jours, » dit-on chez le pâtissier Wittamer . Rien de bien surprenant.
Ce qui l’est peut-être un peu plus, c’est à la fois les ventes en régression des zakouski et amuse-bouche. Et la hausse des petits plats préparés. « C’est particulier à cette année, constate Geneviève Bruynseels, porte-parole de Carrefour. On constate des ventes en assez forte hausse des petites portions préparées, dans des petits récipients en verre ».
Visiblement, donc, c’est très tendance de ne pas vouloir cuisiner à Noël.
Ce qui ne manque pas de sel, quand on sait que cette année, les livres de cuisine et le petit électroménager se sont particulièrement bien vendus…
Côté cadeaux, sous le sapin, il faut s’attendre à voir surgir la trilogie classique : les vêtements (pour homme), les parfums et produits électroniques. Au chapitre high-tech, les consoles de jeux sont toujours fort prisées : la Wii, de Nintendo, affiche par exemple une hausse de ses ventes d’une petite vingtaine de pour cent par rapport à l’an dernier.
Très « chauds » aussi les appareils photo digitaux. Chez Carrefour, on ajoute que les « packs » GSM vendus par les opérateurs se sont fort bien écoulés.
Mais il y a des cadeaux moins classiques, qui font leur apparition. D’abord, il y a le boom que l’on constate un peu partout des cadres pour photos digitales. Et puis il y a le succès de ces cadeaux achetés par ceux qui ne veulent pas prendre de risque. Les chèques cadeaux, et les Bongo (ces chèques qui permettent de choisir, selon son montant, dans une liste un événement qui va d’une séance photo à un vol en montgolfière).
