« Oui » à la porcherie de Cielle

DRUEZ,NICOLAS

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Mercredi 26 décembre 2007

La Roche André Antoine supprime des conditions imposées par la commune

La trêve de Noël aura été de courte durée, à la Roche. Le ministre de l’Aménagement du territoire, André Antoine (CDH), a confirmé le permis unique du projet de porcherie industrielle de Cielle. Un agriculteur du village souhaite élever 1.200 porcs. Le collège échevinal avait déjà donné son feu vert, au grand dam des riverains. Résultat ? Près de 90 recours ont été introduits auprès de la Région.

La problématique des porcheries a entraîné des réactions assez vives, dans la cité de Berthe. Les autorités locales ont adopté, dès le départ, une ligne de conduite : négocier avec l’agriculteur, plutôt que de voir la Région wallonne imposer un site. Que dit le ministre André Antoine, dans son arrêté, face aux divers arguments soulevés par les opposants (odeur, eaux souterraines, etc.) ? Selon lui, « le risque de pollutions des eaux souterraines ne doit pas être considéré comme ayant un impact notable ». Quant aux nuisances olfactives, il souligne également cette absence « d’impact notable ».

D’une manière générale, « le projet engendre des nuisances pouvant être qualifiées de nulles ou mineures. (…) Il n’y a pas lieu de craindre d’effets cumulatifs avec des projets voisins ». Antoine supprime deux conditions imposées par la commune, à savoir l’obligation d’enfouir le lisier dans le sol et l’interdiction d’épandre à moins de 150 m des maisons. « Je regrette qu’il n’ait pas fait siennes nos conditions », réagit le bourgmestre, Jean-Pierre Dardenne (Avec vous). « Je constate, au vu de sa décision, qu’il était prudent de négocier avec le cultivateur. »

La semaine passée, l’échevin du Tourisme, Guy Gilloteaux avait annoncé que si le ministre touchait aux conditions de la commune, celle-ci « arrêterait tout » et refuserait d’accorder des permis pour de futurs projets. « J’ai déjà pris contact avec l’agriculteur et il s’est engagé à respecter ce que nous avions demandé », indique de son côté le mayeur. « Nous réintroduirons les deux conditions quand nous lui vendrons les terrains. »

L’ASBL Pro Arduina Nostra, qui regroupe les opposants, attend d’avoir lu les motivations du ministre pour se positionner. « Il est clair que nous sommes déçus. Mais ce dossier n’est pas fini. Nous examinerons la possibilité d’aller au conseil d’État. Je m’étonne en tout cas qu’à Rendeux, le ministre refuse le permis pour un projet quasi similaire », souligne le président, Guy Hardenne.

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