Nouveau projet Buléna, le public face à un mur

DE BAST,ANNE-CATHERINE

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Samedi 29 décembre 2007

Huy Troisième mouture du centre commercial

Troisième mouture du projet. Troisième présentation au public. Guy Van Den Bulcke ne désespère pas : son projet de centre commercial, Buléna, il veut le faire sortir de terre à Ben-Ahin, à deux pas du pont Père Pire. Pour convaincre les opposants, il l’a modifié. En fonction des nombreuses remarques des riverains, de la Ville, des commerçants. Et il a recommencé toute la procédure. Jeudi soir, il a présenté fièrement cette nouvelle version au public.

Dans la salle, pourtant, le cœur n’était pas à l’enthousiasme. Le long mur aveugle qui pourrait se dresser le long de la chaussée de Dinant et aboutir au rond-point qui relie la voirie à la RN90 n’a convaincu personne. « On ne peut pas laisser faire un truc pareil, s’exclame Mary Lacroix, une riveraine. Cela ressemble à un centre pénitentiaire. C’est une porte de Huy, il faut la soigner ! Cet architecte manque clairement d’imagination… »

Même discours du côté des autorités communales, qui découvraient aussi le projet fini après de nombreuses réunions. « Ça me heurte, lance l’échevine Isabelle Lissens (aménagement du territoire). On dirait un bunker, ou un centre de réfugiés. Ça manque de légèreté, d’aération. Ce mur n’est absolument pas attirant. Alors que le but, finalement, c’est d’attirer les gens… »

Sur le dessin, les promoteurs ont pourtant fait des efforts pour s’intégrer à l’environnement. Des modifications saluées par l’assemblée. Les modes de circulation ont été revus et améliorés. Les gabarits des constructions se sont allégés. Les façades ont reçu un nouveau traitement. « En plaçant des peaux sur les murs, on crée des reliefs, des reflets, des ombres portées, constate Guy Brien l’architecte. On retrouve une échelle humaine. Mais bon, c’est un complexe commercial. On n’a jamais dit qu’il n’y aurait pas d’impact sur le quartier. On essaie de le minimiser au maximum. »

Pour Guy Van Den Bulcke, c’est évident, les objectifs des uns et des autres ne sont pas les mêmes. « On ne peut rien construire sans mur ! Et on sait qu’on ne va pas contenter tout le monde… Mais il ne faut pas oublier que le projet va entraîner la création d’une centaine d’emplois. »

Le promoteur compte introduire sa demande de permis d’urbanisme à la commune début 2008. Les citoyens, eux, peuvent adresser leurs remarques par écrit au collège et à la société Buléna jusqu’au 10 janvier.

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