Les anarchistes roumains organisent le contre-sommet de l’Otan

n.c.

Jeudi 17 janvier 2008

EXCLU WEB Ils sont tous prêts pour le prochain sommet de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) qui aura lieu à Bucarest en avril prochain.

BUCAREST

DE NOTRE CORRESPONDANT

Ils sont tous prêts pour le prochain sommet de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) qui aura lieu à Bucarest en avril prochain. D’un côté, les autorités locales ont montré au secrétaire général de l’organisation, Jaap de Hoop Scheffer, en visite dans la capitale roumaine, vendredi dernier, que tout était prêt. De l’autre, les anarchistes roumains ont souhaité être à la hauteur d’un si grand événement – il s’agit de la plus grande manifestation jamais organisée en Roumanie – face aux altermondialistes du monde entier. Sur le site d’un groupe révolutionnaire local (www.contra-doxa.com), un guide de la « semaine anti-OTAN » est désormais en ligne. Tout y est pour manifester dans les meilleures conditions. Ainsi, en langue anglaise, on peut connaître l’organisation des « forces de répression » locales (police, gendarmerie, armée) et les armes utilisées (canons à eau, véhicules d’intervention, chiens). Plus loin, la liste des pays pour lesquels l’entrée en Roumanie ne demande pas de visa est énumérée. Un petit dictionnaire anglais/roumain est également fourni. Les expressions indispensables en cas de passage à l’acte y sont traduites, tel que « Fuck off », « Cops are attacking », « I need help » ou encore « I want to call my lawyer ». Car si par malheur on se fait prendre, il faut connaître ses droits. Là

encore, tout est prévu, puisque les principaux passages du code pénal roumain où il est question des abus de pouvoir des forces de l’ordre, sont traduits. On trouve aussi quelques mots sur les contre-manifestations qui seront organisées durant le sommet et sur les moyens techniques à disposition. Pour ce qui est du logement, les hôtels seront pris d’assaut, mais « il y a plein de maisons abandonnées à Bucarest », il suffit de penser au sac de couchage. Enfin, dans un style qui reprend celui des guides touristiques, les principales institutions qui « valent le coup d’œil » sont mentionnées, tel le siège de l’OTAN à Bucarest, la base militaire américaine de Mihai Kogalniceanu ou encore les églises orthodoxes, qui méritent des visites « perturbatrices », au moins pour leurs « prêtres et leurs moines qui ont espionné pour le compte de la Securitate (ndlr : ancienne police politique du régime communiste) ».

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