Le PDG de la Société Générale est maintenu

n.c.

Mercredi 30 janvier 2008

Le Conseil d’administration de la Société générale a maintenu mercredi à son poste de PDG Daniel Bouton, sur la sellette après les pertes colossales subies par la banque française, et a créé un « comité spécial » pour gérer la crise.

« A l’unanimité, le conseil a renouvelé sa confiance à Daniel Bouton et à Philippe Citerne », le numéro 2 de la banque, a indiqué à l’AFP un porte-parole.

Le PDG de la Société Générale avait été mis en cause par plusieurs dirigeants politiques français dont le président Nicolas Sarkozy, qui avait demandé à mi-mots sa démission lundi soir.

Un conseil d’admininistration de la banque avait refusé la semaine dernière la démission présentée par M. Bouton, 57 ans, après l’annonce de pertes records de près de 7 milliards d’euros, dont 4,82 milliards qui auraient été perdus en raison des opérations d’un trader, Jérôme Kerviel.

Le conseil a également décidé la création d’un « comité spécial » de trois personnes, dont n’est pas membre Daniel Bouton, pour gérer la crise provoquée par l’affaire du trader, qui a été inculpé lundi et laissé en liberté.

Selon un communiqué de la banque, le comité aura pour mission notamment de s’assurer que « la gestion de la situation est bien conduite dans l’intérêt de l’entreprise, de ses actionnaires, de ses clients et de son personnel ».

Il disposera des « pouvoirs les plus étendus » dans le cadre de cette mission, a précisé la banque.

Le comité est composé de trois « administrateurs indépendants », dont l’ancien PDG du groupe automobile PSA Peugeot Citroën Jean-Martin Folz, qui le préside.

Le comité devra aussi s’assurer que « les causes et les montants des pertes de trading annoncées ont bien été complètement identifiés », que « des mesures ont été --ou sont-- mises en place pour éviter la survenance de nouveaux incidents de même nature » et que « l’information diffusée par la banque rend compte fidèlement des constatations des investigations ».

Les interrogations ont été nombreuses sur les mécanismes de contrôle de la banque après la découverte de ce que la Société Générale a qualifié de « fraude » et dont elle a fait porter toute la responsabilité sur M. Kerviel.

(d’après AFP)

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