La Belgique accroît sa présence en Afghanistan

n.c.

Vendredi 1er février 2008

La Belgique s’est engagée à renforcer sa présence militaire en Afghanistan au cours de l’année, en décidant notamment d’envoyer des renforts, dont quatre avions de combat F-16.

Le Conseil des ministres a ainsi décidé de prolonger plusieurs missions déjà en cours, comme la protection de l’aéroport international de Kaboul (KAIA) jusqu’au 31 décembre, la participation à une Equipe provinciale de Reconstruction (« Provincial Reconstruction Team », PRT) allemande à Kunduz, dans le nord, jusqu’au 31 décembre, et le commandement de KAIA jusqu’au 1er octobre, date de la reprise de la gestion de l’aéroport par la Hongrie.

Le gouvernement a également accepté la proposition du ministre de la Défense, Pieter De Crem, de poursuivre l’appui à ces activités par l’envoi de « contact teams » (chargés d’assurer l’entretien du matériel) et d’équipes de spécialistes du renseignement (BELINT, pour « Belgian Intelligence ») ainsi que par la participation aux quartiers généraux internationaux qui commandent la force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF), dirigée par l’OTAN.

Mais la Belgique va également envoyer quatre chasseurs-bombardiers F-16, qui seront mis en oeuvre par une centaine de personnes, « en coopération avec les Pays-Bas à partir du 1er septembre », a précisé M. De Crem.

La localisation des avions n’a pas été précisée, mais le fait que le détachement belge opère aux côtés d’aviateurs néerlandais, signifie que ces avions seront basés à Kandahar, dans le sud de l’Afghanistan. Les Pays-Bas y sont présents depuis fin 2006 avec huit puis quatre F-16, mais ont demandé voici plusieurs mois un renfort belge au nom de la coopération belgo-néerlandaise.

Un renfort d’hommes temporaire

L’armée belge va également dépêcher un renfort « temporaire », à partir du 1er avril, de deux sections (soit vingt hommes) pour épauler la compagnie de protection qui assure la sécurité de l’aéroport de Kaboul lors du déménagement des installations de l’ISAF du côté sud, de KAIA vers le nord.

Le gouvernement a enfin décidé d’envoyer une équipe d’une vingtaine d’instructeurs (« Operational Mentoring Liaison Team », OMLT en jargon de l’OTAN) chargés d’encadrer l’armée nationale afghane (ANA) « à partir du 1er octobre au plus tôt ». Cette équipe sera basée dans la région de Kaboul ou de Kunduz, a précisé le ministère de la Défense.

Le coût de la présence militaire belge en Afghanistan en 2008 s’élèvera à environ 30 millions d’euros en tenant compte de ces nouveaux engagements (5,5 millions d’euros). Ces coûts seront supportés par le budget de la Défense.

La Belgique a actuellement près de 400 militaires en Afghanistan alors que les effectifs de l’ISAF s’élève à quelque 42.000 hommes de 26 nationalités.

L’Afghanistan et les besoins nécessaires à l’ISAF devraient dominer la réunion informelle des ministres de la Défense de l’OTAN, qui se retrouvent jeudi et vendredi prochains à Vilnius, la capitale lituanienne.

L’Alliance atlantique réclame des renforts de 7.500 hommes pour assurer des missions de combat dans le sud.

Séparément, les Etats-Unis dirigent l’opération internationale « Enduring Freedom » (OIF, « Liberté immuable », 20.000 soldats), chargée plus spécifiquement de la lutte contre le terrorisme.

(belga)

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