Bekhti, le braqueur du fourgon de la Brink’s au Luxembourg
DELEPIERRE,FREDERIC
Jeudi 21 février 2008
La dernière fois qu’il y a défrayé la chronique, c’était en mars 2003 suite à son évasion de la prison de Scharrig, au grand-duché de Luxembourg. Une « belle » menée à bien sans violence ni effusion de sang.
Le mercredi 16 janvier 2003, Abdellatif Bekhti a été condamné à une peine de prison de 20 ans ferme. Devant la cour, il avait été reconnu coupable d’être l’un des auteurs du hold-up de la Brink’s, à Kehlen, au Luxembourg, le 17 avril 2000.
Bekhti a toujours nié les faits. Ce coup du siècle avait aussi été un coup de maître : commis sans violence, ce hold-up avait rapporté à ses auteurs 17,6 millions d’euros. Vers 4 h 45, ce jour-là, un commando armé de fusils-mitrailleurs surgissait dans la zone industrielle de Kehlen. Menaçant de leurs armes les employés qui se rendaient à leur travail, six ou sept hommes encagoulés s’étaient fait ouvrir les portes de l’entrepôt de la Brink’s. Le butin n’a jamais été retrouvé alors que les sacs vides, eux, l’ont été.
Bekhti n’avait pas été pris sur le fait. Il a été confondu par ses empreintes digitales, relevées sur un des sacs volés à Kehlen.
Mais depuis son évasion, plus rien. Aucun signe de vie. Au point que même sa famille le croyait mort.
Jusqu’à son interpellation pour le braquage du fourgon, Bekhti était totalement inconnu des autorités judiciaires. On disait de lui qu’il n’avait pas le profil du délinquant et encore moins celui d’un membre du grand banditisme.
Selon les premiers éléments de l’enquête marocaine, Bekhti était chargé de blanchir les fonds du groupe terroriste. Une tâche qui correspond au profil de l’homme décrit comme « plutôt insignifiant » qui faisait « penser au brave maçon marocain sans histoires. »
