Coup de frein pour le vote automatisé

n.c.

Vendredi 22 février 2008

Le ministre de l’intérieur Patrick Dewael veut renouveler le matériel nécessaire au vote électronique en vue de 2009. Mais les francophones calent. Dossier remis.

Il ne sera pas question ce vendredi, au conseil des ministres, du vote électronique. Patrick Dewael (Open VLD) avait pourtant inscrit un point à l’ordre du jour. Le ministre de l’Intérieur voulait faire approuver le lancement d’un nouveau système de scrutin automatique, plus moderne, en vue de l’échéance électorale de 2009.

Mais le dossier est sensible. Il est très loin de faire l’unanimité au sein du gouvernement. La prudence imposait donc de le reporter. Officiellement, pour lui donner le temps d’être présenté aux parlementaires et aux exécutifs régionaux, pour consultation.

Le vote automatisé reste très critiqué. En juin dernier, 44 % des électeurs belges étaient concernés, mais 100 % en Région bruxelloise. Erreurs possibles, difficultés de vérifier son vote et gain de temps très maigre dans la publication des résultats : les défauts du dispositif sont bien connus. Le nouveau système représenterait un progrès, promet Dewael. Mais les francophones restent très sceptiques. Ils veulent éviter d’« acheter un chat dans un sac », comme on le dit au cabinet Reynders.

Au point de forcer le débat sur l’abandon du vote électronique et le retour partout du bon vieux crayon rouge ?

Pas de résultats.