L’école veut croire aux loups de Misha

METDEPENNINGEN,MARC

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Mercredi 27 février 2008

Cinéma Des enfants d’Orp-Jauche sous le charme du récit de Monique Dewael-Defonseca

Il y a des loups partout. Des verts, des rouges, des gentils, des gribouillés. Dans cette classe maternelle de l’école Christian Merveille de Folx-les-Caves (Orp-Jauche), on parle loup, on entend loup, on pense loup. Et la supercherie que serait l’histoire du film Survivre avec les loups, basé sur le récit prétendument biographique de l’auteure belge Misha Defonseca, n’a pas fait varier l’enthousiasme des petits à l’égard de cette « belle dame ».

En décembre dernier, Misha Defonseca s’asseyait parmi les enfants de cette école de village pour leur raconter sa vie avec les loups. « Quand elle est partie, témoigne Sophie Mondet, l’institutrice, nous nous sommes sentis transformés. Elle nous a montré une force terrible, une grande richesse de cœur. Les enfants étaient réellement impressionnés ! Elle nous a enseigné qu’il fallait croire en ces rêves et aller jusqu’au bout pour les réaliser. »

Vendredi dernier, les enfants de Sophie ont découvert les loups de la base de Beauvechain. Et du 18 au 22 avril, elle emmènera quatorze de ces gosses âgés de 3 à 5 ans découvrir les loups d’Alaska, d’Australie et d’ailleurs rassemblés dans le parc Sainte-Lucie, dans le Gévaudan, le moment culminant d’un projet scolaire baptisé « Quand les enfants rencontrent les loups ». Les enfants n’ont pas eu vent des doutes documentés qui permettent de croire que Misha n’accomplit pas, en 1941, son terrible périple de 3.000 km en compagnie de loups. « Je leur en parlerai s’ils me le demandent, dit Sophie Mondet. Mais tout n’est sûrement pas faux. J’ai envie d’y croire. C’est une histoire tellement belle. Je ne croirai à sa fausseté que si Misha me le dit elle-même ! Il y avait tellement de richesse et d’espoir dans ce qu’elle disait. »

Sophie Mondet est une inconditionnelle des loups. Il y a 9 ans, son mémoire de fin d’études portait sur la « Dédramatisation du loup à l’école maternelle ». « Je veux transmettre ma passion aux enfants », proclame-t-elle, les yeux encore ravis des dix minutes passées seule, vendredi dernier, dans l’enclos des loups de Beauvechain : « C’était un rêve ! ». De Misha Defonseca, elle retient cette profession de foi : « Derrière un sourire humain, on ne sait pas ce qui se cache. Chez les loups, on rencontre un respect qui n’existe pas chez les hommes… » Ce respect, il était aussi dû à tous ceux qui ont lu son histoire inventée…

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