Tempête sur bénitier

MOREL,PIERRE

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Lundi 3 mars 2008

Beyne Le clocher de l’église St-Barthélemy détruit

Grosse frayeur samedi matin pour les riverains de l’église Saint-Barthélemy, dont la tempête a arraché une partie du clocher.

Samedi soir, en mangeant chez des amis, on s’est dit qu’on allait désormais fêter la Sainte-Ardoise tous les 1er mars ! » Patrick Hayot garde le sourire, mais le trait d’humour est cathartique : il a eu très chaud ce samedi matin quand la tempête qui a secoué tout le pays a fait tomber deux des quatre panneaux d’ardoise du clocher de l’église Saint-Barthélemy, place Ferrer à Beyne-Heusay.

Patrick habite avec sa famille l’ancienne léproserie qui jouxte l’église. Il l’a échappé belle.

« La tempête a commencé vers 6 heures, avec des vents très violents, de la grêle et un orage, explique Patrick. Vers 6 h 30 on a entendu un énorme craquement, comme si la foudre était tombée sur le clocher, et les deux panneaux d’ardoises sont tombés de seize mètres de haut, de part et d’autre du clocher. »

Réunion ce lundi

Un des panneaux a rebondi sur le toit de la nef de l’église, l’abîmant au passage, avant de retomber au sol. L’autre a endommagé une dizaine de véhicules stationnés sur la place Ferrer. À cette heure matinale, il n’y avait heureusement personne dans les rues.

« Mais la structure en bois du clocher pèse huit tonnes, vous imaginez si elle avait cédé et était tombée sur notre maison, s’effraye Patrick, rétrospectivement. On s’en sort bien. »

Appelés à la rescousse, les pompiers ont consolidé samedi les deux panneaux d’ardoises restés en place et la structure du clocher. Les environs ont été sécurisés par la police. Une grue a été amenée sur place, mais les experts dépêchés sur les lieux ont estimé qu’il n’y avait pas urgence à démonter le clocher et qu’une réparation était envisageable. Impression confirmée ce dimanche, mais une réunion de travail entre experts, services de sécurité et services communaux a été mise sur pied pour ce lundi par le bourgmestre de Beyne Serge Cappa.

« Quoi qu’il en soit, on est sans doute partis pour de longues négociations avec les assurances et il faudra ensuite réaliser d’importants travaux, soupire l’abbé Louis Houssa, curé des six paroisses du territoire communal. Je suppose qu’on doit s’attendre à une longue fermeture de l’église. Elle n’est âgée que d’une centaine d’années et elle n’est pas classée, mais des offices s’y tenaient toutes les semaines. Ils seront provisoirement déplacés à l’église Saint-Laurent à Heusay, qui n’est distante que de cinq cents mètres. »

Pas de résultats.