Contre les trous noirs du Web
n.c.
Mardi 11 mars 2008
A l’heure où les moyens de communication foisonnent et fusionnent, la liberté d’expression n’est pas un droit partout dans le monde, loin s’en faut. Reporters sans frontières se mobilise, ce mercredi 12 mars, pour dénoncer cette situation, à l’occasion des « 24 heures contre la censure » et de la Journée internationale pour la liberté d’expression sur l’internet.
Ce mercredi, les internautes sont invités à se mobiliser à l’occasion de la Journée internationale pour la liberté d’expression sur l’internet. Reporters sans frontières appelle à manifester virtuellement dans neuf pays ennemis du Net pour dénoncer la censure exercée par les gouvernements et réclamer plus de libertés sur la toile. Les internautes pourront créer un avatar, choisir le message de leur banderole et prendre part à l’une des cybermanifestations qui auront lieu en Birmanie, Chine, Corée du Nord, Cuba, Egypte, Erythrée, Tunisie, Turkménistan et Vietnam.
Ils ne sont pas moins de 63 cyberdissidents dans le monde à être derrière les barreaux pour avoir usé de leur droit à la liberté d’expression sur le Web, la Chine étant la plus grande prison pour les journalistes en ligne et les blogueurs. D’autres pays d’Asie du Sud et du Moyen-Orient font partie de ces pays qui contrôlent ce qui devrait être un espace de liberté et d’expression. Ils bloquent l’accès aux informations qui leur déplaisent et emprisonnent les bloguers qui s’expriment trop librement. Treize pays sont répertoriés comme « Ennemis d’Internet ».
Il ne faut pas aller très loin pour être étroitement contrôlé dans un cybercafé, où les ordinateurs prennent automatiquement des captures d’écran toutes les cinq minutes afin de surveiller l’activité des internautes. Dans d’autres pays, la censure se concentre sur les contenus pornographiques, les sites de l’opposition politique ou encore ceux liés à l’homosexualité.
Lors de la première édition des « 24 heures contre la censure », près de 40.000 internautes s’étaient mobilisés en faisant évoluer la carte des « trous noirs du Web »(pays sans liberté d’expression). Le rendez-vous est fixé sur le site de Reporters sans frontières www.rsf.org.
Mélanie De Nora et Lena Vereecke (St.)
