Des militaires belges au Tchad
n.c.
Jeudi 13 mars 2008
Un premier détachement d’une vingtaine de militaires belges s’est envolé ce matin pour le Tchad. Ils participent à la force européenne (EUFOR) chargée de sécuriser l’est du Tchad et de la Centrafrique, voisins du Darfour.
Ces dix-neuf hommes et femmes ont été salués avant leur départ de l’aéroport militaire de Melsbroek par le ministre de la Défense, Pieter De Crem (CD&V) qui a assuré que son personnel était « bien préparé » et disposait d’un matériel « excellent » pour mener à bien cette mission.
Ces 19 militaires proviennent d’une unité baptisée « Field Accomodation Unit » (FAU) et hébergée sur la base aérienne de Beauvechain. Elle est chargée de l’installation, du démontage et de l’entretien des installations PSO (Peace Support Operations) utilisées pour des missions extérieures. Au Tchad, leur mission sera de monter en une semaine un camp de transit pouvant abriter 150 personnes – soit douze tentes de type PSO et des sanitaires. Ce camp sera situé sur l’aéroport de N’Djamena, au camp français Kusaî.
Le Conseil des ministres avait donné le 19 février son aval définitif à une participation belge à cette opération européenne, l’EUFOR Tchad-RCA, visant à sécuriser l’est du Tchad et de la République centrafricaine, voisins du Darfour.
La participation belge à cette force de 3.700 hommes, mandatée par l’ONU, sera de 60 à 70 militaires, avec une pointe à 120 personnes lors de la construction des cantonnements de l’EUFOR en début et en fin de mission, prévue en mars 2009. Le contingent comprendra 22 membres des forces spéciales.
La mission durera un an à compter du 15 mars, date à laquelle l’EUFOR atteindra une « capacité opérationnelle initiale ».
Le coût de cette opération est estimé à quelque cinq millions d’euros, M. De Crem ayant finalement renoncé à fournir un appareil de transport C-130 et un avion d’évacuation sanitaire de type Embraer, comme le souhaitait la France, cheville ouvrière de l’EUFOR Tchad-RCA.
L’intervention européenne doit venir appuyer temporairement une mission de police de l’ONU au Tchad et en Centrafrique.
La mission de l’EUFOR est toutefois devenue plus délicate depuis la violente bataille de N’Djamena entre l’armée et les rebelles, début février.
Du côté soudanais de la frontière, une force « hybride » ONU-UA au Darfour (MINUAD), appelée à compter 26.000 éléments, doit protéger les populations civiles de cette province grande comme la France où sévit une guerre civile depuis février 2003.
(belga)
